Bulletins d'Informations de Pharmacologie
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Activités du service de pharmacologie clinique

 

 


- 23/01/2012
Gilenya° (fingolimod) renforcement de la surveillance cardio-vasculaire de tous les patients durant les 24 heures suivant la première prise

L'Agence Européenne du Médicament (EMA), l'Afssaps et le Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Informations sur le Médicament souhaitent vous informer sur le renforcement de la surveillance cardio-vasculaire des patients traités par fingolimod (Gilenya°).
L'Agence Européenne du Médicament (EMA) a débuté une réévaluation du rapport bénéfices/risques du GILENYA°, indiqué en monothérapie dans le traitement de la sclérose en plaques rémittente récurrente, sévère et d'évolution rapide.
Cette réévaluation a été initiée après la notification d'évènements cardio-vasculaires chez des patients traités par GILENYA° et en particulier le décès d'une patiente aux Etats-Unis dans les 24 heures après la première administration. Six autres cas de décès inexpliqués ont par ailleurs été notifiés dont trois cas de décès par mort subite. De plus, trois autres décès en lien avec un infarctus du myocarde et un décès en lien avec un trouble du rythme cardiaque ont été signalés. A ce jour, le lien entre la survenue de ces décès et la prise de GILENYA° n'est pas établi.
Le risque de bradycardie associé au traitement par GILENYA°, en particulier dans les heures suivant la première administration, a été identifié dans les essais cliniques ayant conduit à l'autorisation de mise sur le marché. Le résumé des caractéristiques du produit prévoit une première administration en établissement de santé avec une surveillance clinique du patient pendant 6 heures.

A titre de précaution, en raison des incertitudes qui pèsent sur les causes des décès survenus sous GILENYA°, et dans l'attente des résultats de l'évaluation européenne, l'Afssaps recommande, de façon immédiate :
-de pratiquer un électrocardiogramme avant la première administration,
-de respecter strictement l'administration en établissement de santé pour la première dose et de surveiller le patient pendant 24 heures,
-de pratiquer un monitoring cardio-vasculaire durant les 24 premières heures avec un enregistrement contenu de l'électrocardiogramme et une surveillance de la tension artérielle (par une méthode non invasive ou une prise de tension toutes les heures),
-de poursuivre la période d'observation au-delà de 24 heures en cas de trouble cardiaque significatif, jusqu'à complète résolution, en particulier en cas de :
      -persistance à la fin de la période d'observation d'une bradycardie à moins de 40 battements/minutes ou d'une diminution du rythme cardiaque de 20 battements par minute par rapport au rythme de base ou d'un bloc auriculo-ventriculaire du second degré de type Mobitz I.
      -apparition pendant la période d'observation d'une bradycardie symptomatique ou la survenue d'un bloc auriculo-ventriculaire du second de gré de type Mobitz II ou de degré III.
-d'alerter les patients sur la nécessité de consulter immédiatement en cas de survenue de symptômes pouvant faire évoquer un problème cardiaque (douleur thoracique, malaise...).

Ces recommandations vont au-delà de celles préconisées par l'EMA quant à la durée de la surveillance (surveillance par monitoring pour une durée de 6 heures). Elles sont prises par l'Afssaps du fait de l'arrivée récente sur le marché du médicament (commercialisé en France depuis le 16 décembre 2011par les laboratoires Novartis) et afin de s'assurer d'une première administration en toute sécurité pour le patient. Elles sont susceptibles d'évoluer au fur et à mesure de la réévaluation du rapport bénéfices/risques du produit.

Nous restons à votre disposition pour toute information sur le médicament au 05-61-25-51-12, mail : pharmacovigilance.toulouse@cict.fr.

Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

N'oubliez pas par ailleurs de déclarer au Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Information sur le médicament les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" des médicaments. Ces informations contribuent de façon importante à l évaluation du profil de sécurité des médicaments, notamment pour les médicaments récemment mis sur le marché, ce qui est le cas pour GILENYA®.



- 23/12/2011
Arrêt de l'étude clinique "Altitude" avec Aliskiren (Rasilez®)

L'Agence Européenne du Médicament (EMA), l'Afssaps et le Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Informations sur le Médicament souhaitent vous informer de la suspension de l’étude clinique multicentrique ALTITUDE à la suite de la survenue d'événements cardio-vasculaires graves et d’altérations de la fonction rénale chez des patients diabétiques de type 2 traités par Rasilez® (Aliskiren).

Rasilez® (aliskiren) est un inhibiteur direct de la rénine humaine. Il est indiqué dans le traitement de l’hypertension artérielle (HTA) essentielle. Aliskiren existe aussi en association avec l’hydrochlorothiazide (Rasilez HCT®) ou avec l’amlodipine (Rasilamlo®) dans le traitement de l’HTA lorsque le traitement par aliskiren seul est insuffisant.

ALTITUDE est un essai de morbi-mortalité de phase III conduit chez les patients diabétiques de type 2 présentant une altération de la fonction rénale (microalbuminure, macroalbuminurie et/ou débit de filtration glomérulaire diminué) et au moins un facteur de risque cardiovasculaire (antécédent d’accident vasculaire cérébral (AVC), hospitalisation pour insuffisance cardiaque ou maladie coronaire).

Une analyse intermédiaire programmée des résultats de l’étude a montré une absence de d’effet bénéfique d’Aliskiren comparé au placebo ainsi qu’un taux élevé d’événements cardiovasculaires (AVC, décès d’origine cardiovasculaire) et d’insuffisances renales sévères parfois d’évolution fatale. Tous les patients inclus dans cette étude recevaient soit un inhibiteur de l’enzyme de conversion (IEC) soit un antagoniste des récepteurs de l’angiotensine 2 (ARAII).

Par ailleurs, d’autres événements indésirables ont été rapportés, tels que des hyperkaliémies, hypotensions et chutes. Ces résultats ont amené le laboratoire à mettre un terme à l’étude ALTITUDE.

Une analyse des données de sécurité disponibles d’Aliskiren est cours au niveau européen.

Dans l’attente de ces résultats, l’Afssaps recommande aux professionnels de santé la plus grande prudence lors de l’utilisation d’Aliskiren dans les situations à risque identifiées, c'est-à-dire :

* les patients recevant un traitement par IEC ou ARAII,
* et/ou les patients atteints de diabète de type 2 avec albuminurie,
* et/ou les patients présentant une insuffisance rénale modérée à sévère,
* et/ ou les patients ayant un antécédant d’accident vasculaire cérébral ou ayant une maladie cardiovasculaire, notamment de type ischémique.

L’Afssaps recommande aux prescripteurs de ne pas initier de traitement par Aliskiren chez ces patients à risque.

Pour les patients sous Aliskiren, le bénéfice-risque doit être réévalué par les prescripteurs au cas par cas au vu de ces facteurs de risque.

Les patients ne doivent pas arrêter leur traitement sans avis médical car un arrêt brutal pourrait engendrer un rebond d’hypertension artérielle. Les patients sous Aliskiren sont également invités à consulter leur médecin en cas de survenue d’effets indésirables graves.

Nous restons à votre disposition pour toute information sur le médicament au 05-61-25-51-12, mail : pharmacovigilance.toulouse@cict.fr.

Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

N'oubliez pas par ailleurs de déclarer au Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Information sur le médicament les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" des médicaments. Ceci nous permettra d'améliorer l'efficience de nos prescriptions pour nos malades.



- 16/12/2011
Information sur la sécurité d'emploi et l'usage des décongestionnants de la sphère ORL, renfermant un vasoconstricteur administrés par voie orale ou nasale

L'Agence Européenne du Médicament (EMA), l'Afssaps et le Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Informations sur le Médicament souhaitent vous informer sur la sécurité d'emploi et l'usage des décongestionnants de la sphère ORL, renfermant un vasoconstricteur administrés par voie orale ou nasale.

La persistance de signalements d'effets indésirables cardiaques et neurologiques chez des patients traités par les médicaments contenant des vasoconstricteurs, utilisés dans le traitement symptomatique des rhinites, conduit l'Afssaps à rappeler les recommandations inhérentes à leur utilisation. L'enquête de pharmacovigilance concernant ces médicaments est en cours d'actualisation, afin de pouvoir considérer la nécessité d'actions supplémentaires.

Depuis le 1er janvier 2011, 15 cas graves d'effets indésirables cardiovasculaires (à type d'hypertension artérielle, crise d'angor) ou neurologique (à type de convulsion, troubles du comportement et accident vasculaire), survenus chez des patients ayant pris une spécialité renfermant un vasoconstricteur (voie orale ou nasale), ont été enregistrés dans la base nationale de pharmacovigilance. Dans 25 % des cas, les recommandations présentes dans le résumé des caractéristiques du produit de ces spécialités n'étaient pas respectées (durée de traitement supérieure à 5 jours, non respect des contre-indications). L'Afssaps rappelle le bon usage des médicaments renfermant un vasoconstricteur (VC) utilisés pour leurs propriétés décongestionnantes de la sphère ORL :
-la posologie maximale ne doit pas être dépassée
-la durée maximale de traitement ne doit pas excéder 5 jours
-ces médicaments sont contre-indiqués chez l'enfant de moins de 15 ans et en cas notamment d'hypertension artérielle sévère ou mal équilibrée, d'antécédents d'accident vasculaire cérébral ou de facteurs de risque susceptibles de favoriser la survenue d'AVC, en raison de l'activité sympathomimétique alpha du VC, d'insuffisance coronarienne sévère, d'antécédents de convulsions.

Il est inutile et potentiellement dangereux d'associer entre eux deux de ces médicaments (même administrés par des voies différentes).

Nous restons à votre disposition pour toute information sur le médicament au 05-61-25-51-12, mail : pharmacovigilance.toulouse@cict.fr.

Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

N'oubliez pas par ailleurs de déclarer au Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Information sur le médicament les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" des médicaments. Ceci nous permettra d'améliorer l'efficience de nos prescriptions pour nos malades.



- 06/12/2011
Citalopram et allongement dose-dépendant de l'intervalle QT

L'Agence Européenne du Médicament (EMA), l'Afssaps et le Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Informations sur le Médicament souhaitent vous informer de nouvelles recommandations importantes concernant l'utilisation de l'antidépresseur citalopram.

En effet, le citalopram est associé à un allongement dose-dépendant de l'intervalle QT.

Ainsi, désormais, la dose maximale du citalopram ne doit pas dépasser 40 mg par jour. Chez les patients âgés et les patients présentant une insuffisance hépatique, la dose maximale est abaissée à 20 mg par jour.

Le citalopram est désormais contre-indiqué chez les patients présentant un allongement acquis ou congénital de l’intervalle QT et l’utilisation du citalopram avec d’autres médicaments connus pour induire des allongements de l’intervalle QT macrolides, neuroleptiques, fluoroquinolones (surtout moxifloxacine IZILOX°), anti paludéens (quinine, halofantine HALFAN°, méfloquine LARIAM°), antidépresseurs imipraminiques, méthadone, certains inhibiteurs des protéines kinases (sumitimib SUTENT°)... ou encore divers médicaments comme trospium CERIS° est contre-indiquée.

Enfin, la prudence est recommandée chez les patients à haut risque de développer des torsades de pointe, par exemple ceux présentant une insuffisance cardiaque congestive, un infarctus du myocarde récent, une bradycardie ou une prédisposition à une hypokaliémie ou une hypomagnésémie due à une pathologie ou à des médicaments concomitants.

Nous restons à votre disposition pour toute information sur le médicament au 05-61-25-51-12, mail : pharmacovigilance.toulouse@cict.fr.

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N'oubliez pas par ailleurs de déclarer au Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Information sur le médicament les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" des médicaments. Ceci nous permettra d'améliorer l'efficience de nos prescriptions pour nos malades.



- 06/12/2011
Biphosphonates et fractures atypiques du fémur

L'Agence Européenne du Médicament (EMA), l'Afssaps et le Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Informations sur le Médicament souhaitent vous informer sur le risque de fractures atypiques du fémur sous biphosphonates.

L’Agence européenne des médicaments (EMA) a conclu que l’apparition de fractures atypiques du fémur existe pour les patients traités par les médicaments contenant un biphosphonate (alendronate, clodronate, étidronate, ibandronate, pamidronate, risedronate, tiludronate, zolédronate). Cet effet rare identifié dès 2008 pour l’alendronate est donc un effet de classe. Il survient en particulier au cours des traitements prolongés. Il ne remet pas en cause le rapport bénéfices / risques de ces molécules.

Les fractures atypiques se distinguent des fractures du fémur « classiques » par leur localisation et leurs caractéristiques radiologiques. Ces fractures transverses ou obliques courtes, souvent bilatérales, peuvent survenir sur n’importe quelle partie du fémur entre la partie inférieure du petit trochanter jusqu’au dessus de la zone supracondylienne. Elles surviennent après un traumatisme minime ou même sans traumatisme.

Recommandations aux prescripteurs
· informer leurs patients du risque de survenue de fractures atypiques rares du fémur
· examiner les deux membres inférieurs si une fracture atypique est suspectée
· réévaluer régulièrement la nécessité de poursuivre le traitement, particulièrement après cinq années ou plus d'utilisation


Recommandations aux patients · consulter leur médecin en cas de douleur, faiblesse ou gêne dans la cuisse, la hanche ou l’aine, ceci pouvant indiquer la possibilité d’une fracture.

Le Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) et la notice de ces médicaments vont être mis à jour pour prendre en compte cet effet indésirable.

Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

N'oubliez pas par ailleurs de déclarer au Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Information sur le médicament les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" des médicaments. Ceci nous permettra d'améliorer l'efficience de nos prescriptions pour nos malades.



- 02/12/2011
Risques cardiaques et médicaments à base de dompéridone

L'Agence Européenne du Médicament (EMA), l'Afssaps et le Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Informations sur le Médicament souhaitent vous informer de nouvelles données concernant les risques cardiaques des médicaments contenant de la dompéridone.

Des études épidémiologiques ont mis en évidence que l'utilisation de la dompéridone peut être associée à une augmentation du risque d'arythmies ventriculaires graves et de mort subite.

Le risque d'allongement de l'intervalle QTc et d'arythmies ventriculaires sont des risques cardiaques connus et sont inclus dans le résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) des médicaments contenant de la dompéridone.

Le risque d'arythmies ventriculaires graves ou de mort subite peut être plus élevé chez les patients âgés de plus de 60 ans ou chez ceux traités par des doses orales quotidiennes supérieures à 30 mg.

La dompéridone doit être utilisée à la dose efficace la plus faible chez les adultes et les enfants.

Le rapport bénéfice/risque de la dompéridone demeure positif.

Nous restons à votre disposition pour toute information sur le médicament au 05-61-25-51-12, mail : pharmacovigilance.toulouse@cict.fr.

Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

N'oubliez pas par ailleurs de déclarer au Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Information sur le médicament les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" des médicaments. Ceci nous permettra d'améliorer l'efficience de nos prescriptions pour nos malades.



- 30/11/2011
Signalements d'erreurs de mode d'administration du chlorure de potassium injectable

L'Afssaps et le Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Informations sur le Médicament souhaite vous informer sur les dangers de l'utilisation du chlorure de potassium injectable.

Cette alerte fait suite à la réception au guichet Erreurs Médicamenteuses de l'Afssaps de plusieurs signalements d'erreurs de mode d'administration du chlorure de potassium injectable, dont certaines ont conduit au décès du patient.
L'Afssaps met ainsi à disposition des services des établissements de santé une affiche résumant 4 règles fondamentales pour éviter ce type d'erreurs.

1-Lire toutes les mentions de l'étiquetage ;
2-Toujours diluer dans une solution pour perfusion (concentration maximale 50 mmol/L de potassium soit 4 g/L de KCl, chez l'adulte) ;
3-Perfuser lentement en IV en controlant la vitesse (< 15 mmol/heure de potassium soit environ 1 g/heure de KCl, chez l'adulte) ;
4-Surveiller les paramètres cliniques et biologiques + monitoring cardiovasculaire.

Cette affiche est téléchargeable sur le site internet de l'Afssaps à l'adresse suivante :
http://www.afssaps.fr/var/afssaps_site/storage/original/application/b929f759ad964bdc47939c7d9e410f3e.pdf

Nous restons à votre disposition pour toute information sur le médicament au 05-61-25-51-12, mail : pharmacovigilance.toulouse@cict.fr.

Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

N'oubliez pas par ailleurs de déclarer au Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Information sur le médicament les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" des médicaments. Ceci nous permettra d'améliorer l'efficience de nos prescriptions pour nos malades.



- 29/11/2011
Revlimid® (Celgene) : Risque de cancers secondaires chez les patients traités par lenalidomide

Le Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Informations sur le Médicament souhaite vous informer sur le risque de survenue d’un cancer secondaire doit être pris en compte avant d’instaurer le traitement par Revlimid®. Les médecins doivent soigneusement évaluer ce risque chez leurs patients, avant et pendant le traitement, en utilisant les méthodes habituelles de dépistage des cancers, et surveiller le développement de cancers secondaires potentiels.
Dans l’indication autorisée de Revlimid®, une faible augmentation de cancers secondaires a été observée (3,98 pour 100 années patients dans le groupe traité par le lénalidomide versus 1,38 pour 100 années patients dans le groupe témoin). Les cancers secondaires non invasifs sont essentiellement des épithéliomes basocellulaires ou spinocellulaires. La majorité des cancers secondaires invasifs sont des tumeurs solides. Dans les études cliniques menées dans le myélome multiple de novo (indication thérapeutique non autorisée de Revlimid®), une incidence 4 fois plus élevée a été o bservée chez les patients recevant Revlimid® (7,0 %) par rapport aux témoins (1,8 %). La prescription du lénalidomide doit donc respecter strictement l’indication autorisée de l’AMM.

Nous restons à votre disposition pour toute information sur le médicament au 05-61-25-51-12, mail : pharmacovigilance.toulouse@cict.fr.

Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

N'oubliez pas par ailleurs de déclarer au Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Information sur le médicament les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" des médicaments. Ceci nous permettra d'améliorer l'efficience de nos prescriptions pour nos malades.



- 15/11/2011
Information sur l'augmentation du taux de mortalié lors de l'utilisation en pédiatrie de REVATIO° (silfénafil) à des doses supérieures aux doses recommandées dans le traitement de l'hypertension artérielle pulmonaire (HTAP)

En accord avec l'Agence Européenne du médicament (EMA), l'Afssaps et Pfizer, le Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Informations sur le Médicament souhaite vous informer sur l'augmentation du taux de mortalité lors de l'utilisation en pédiatrie de REVATIO° (silfénafil) à des doses supérieures aux doses recommandées dans le traitement de l'hypertension artérielle pulmonaire (HTAP).

Résumé

- dans une étude clinique menée chez des patients âgés de 1 à 17 ans traités par REVATIO° pour une HTAP à des doses comprises entre 10 et 80 mg trois fois par jour, un taux de mortalité plus élevé a été observé dans les groupes de patients recevant des doses élevées de sildéfanil comparativement aux groupes de patients recevant des doses plus faibles.
- par conséquent, il est rappelé aux prescripteurs de REVATIO° de ne pas prescrire des doses supérieures à celles recommandées dans le résumé des caractéristiques du produit (RCP).
- si l'un de vos patients est actuellement traité à une dose supérieure à celles recommandées, elle devra être diminuée afin d'être en adéquation avec les doses préconisées. Il vous appartient de déterminer le moment opportun pour envisager cette diminution de la posologie en fonction de l'état clinique de votre patient.
- la dose recommandée dans le RCP est de 10 mg trois fois par jour chez les patients de poids corporel inférieur ou égal à 20 kg, et de 20 mg trois fois par jour chez les patients de poids corporel supérieur à 20 kg.
- Le RCP de REVATIO° a été mis à jour afin de préciser ces nouvelles recommandations dans le cadre de l'utilisation en pédiatrie.


Nous restons à votre disposition pour toute information sur le médicament au 05-61-25-51-12, mail : pharmacovigilance.toulouse@cict.fr.

Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

N'oubliez pas par ailleurs de déclarer au Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Information sur le médicament les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" des médicaments. Ceci nous permettra d'améliorer l'efficience de nos prescriptions pour nos malades.



- 10/11/2011
Informations concernant la contre-indication des suppositoires contenant des dérivés terpéniques chez les enfants de moins de 30 mois et les enfants ayant des antécédents d'épilepsie ou de convulsion fébrile

En accord avec l'Agence Européenne du médicament (EMA), l'Afssaps, le Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Informations sur le Médicament veut vous informer qu'en raison du risque d'atteinte neurologique, essentiellement convulsif, les suppositoires contenant des dérivés terpéniques sont désormais contre-indiqués :
-chez les enfants de moins de 30 mois et ;
-chez les enfants ayant des antécédents de convulsion fébrile ou d'épilepsie.

Les suppositoires contenant des dérivés terpéniques (incluant le camphre, le cinéole, le niaouli, le thym sauvage, le terpinol, la terpine, le citral, le menthol, les huiles essentielles d'aiguille de pin, d'eucalyptus et de térébenthine) sont indiqués dans le traitement d'appoint des affections bronchiques aigues bénignes ou dans les états congestifs de l'oropharynx.
Ces produits ont été associés à des complications neurologiques (telles les convulsions, somnolence et agitation) en particulier chez l'enfant, en raison de l'immaturité du système nerveux central. A l'initiative de la France, le Comité des Médicaments à Usage Humain (CHMP) de l'EMA a réalisé une réévaluation du bénéfice-risque des suppositoires contenant des dérivés terpéniques chez l'enfant et le nourrisson dans le cadre d'une procédure d'arbitrage européen. L'analyse des données a souligné que l'efficacité de ces médicaments n'a pas été clairement démontrée dans cette population.
En outre, l'âge de l'enfant et des antécédents d'épilepsie ou de convulsion fébrile ont été identifiés comme étant des facteurs de risque de troubles neurologiques.

Nous restons à votre disposition pour toute information sur le médicament au 05-61-25-51-12, mail : pharmacovigilance.toulouse@cict.fr.

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N'oubliez pas par ailleurs de déclarer au Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Information sur le médicament les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" des médicaments. Ceci nous permettra d'améliorer l'efficience de nos prescriptions pour nos malades.



- 25/10/2011
Informations concernant la modification des recommandations sur la surveillance plaquettaire d'un traitement par HBPM

En accord avec l'Afssaps, le Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Informations sur le Médicament veut vous informer de la modification des recommandations sur la surveillance plaquettaire d’un traitement par Héparine de Bas Poids Moléculaire.

Un allègement de cette surveillance est proposé dans certaines situations. Cette actualisation fait suite aux récentes Recommandations de Bonne Pratique et le Traitement de la Maladie Thrombo-Embolique Veineuse en médecine. Le traitement par HBPM peut s’accompagner d’une complication rare mais grave, la thrombopénie induite par l’héparine (TIH) et distingue :

· Les situations nécessitant une surveillance plaquettaire systématique pendant toute la durée du traitement, que l’indication du traitement soit préventive ou curative :

-contexte chirurgical ou traumatique (immobilisation plâtrée…) actuel ou récent (dans les 3 mois),

-contexte non chirurgical / non traumatique chez des patients à risque:
*antécédents d’exposition à l’Héparine Non Fractionnée ou aux HBPM dans les 6 derniers mois, compte tenu du risque de TIH (risque de TIH > 0.1 %, voire > 1 %)
*comorbidité importante, compte tenu de la gravité potentielle des TIH chez ces patients.

· Les situations ne nécessitant pas de surveillance plaquettaire systématique :
-contexte non chirurgical / non traumatique (risque de TIH < 0.1 %)

L’apparition d’une TIH constitue une situation d’urgence nécessitant un avis spécialisé. Toute baisse significative (de l’ordre de 50 % de la valeur initiale) de la numération plaquettaire doit donner l’alerte, avant même que cette valeur n’atteigne le seuil critique (< 150000 mm3).

Recommandations 2011 de l’Afssaps


Traitement par HBPM : Surveillance plaquettaire : Dosage plaquettaire

Contexte chirurgical ou traumatique : Surveillance Systématique : *avant traitement ou au plus tard 24 h après début traitement,
*puis 2 fois par semaine pendant 1 mois
*puis 1 fois par semaine jusqu’à l’arrêt du traitement, en cas de traitement prolongé

Contexte non chirurgical
/ non traumatique (sauf patients à risque) : Surveillance Non Systématique : *avant traitement ou au plus tard 24 h après début traitement,
*en cas de manifestation clinique évocatrice de thrombopénie induite par l’héparine

Nous restons à votre disposition pour toute information sur le médicament au 05-61-25-51-12, mail : pharmacovigilance.toulouse@cict.fr.

Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

N'oubliez pas par ailleurs de déclarer au Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Information sur le médicament les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" des médicaments. Ceci nous permettra d'améliorer l'efficience de nos prescriptions pour nos malades.



- 17/10/2011
Informations importantes relatives à la méthadone

En accord avec l’Afssaps, le Centre d’Evaluation et d’Information sur la Pharmacodépendance-Addictovigilance (CEIP-Addictovigilance) de Toulouse souhaite vous faire part de trois informations importantes relatives à la méthadone.

1. Il est nécessaire de rappeler aux patients traités par méthadone que son absorption peut être létale pour les enfants et les personnes peu ou pas dépendantes aux opiacés, en soulignant la nécessité d'informer les patients sur ce danger et sur le risque de déconditionner à l'avance les gélules ou d'ouvrir à l'avance les flacons de méthadone.

2. La prescription de naltrexone (notamment Revia®) est contre-indiquée chez les patients sous méthadone. Cette contre-indication fait suite à la survenue de plusieurs cas graves de syndromes de sevrage consécutifs à une prise concomitante de naltrexone et de méthadone.

3. La prescription initiale de la forme gélule de méthadone reste réservée aux centres spécialisés, mais il n’y a plus d’obligation de renouvellement semestriel dans ces mêmes centres.

En accord avec l’Afssaps, un courrier détaillé vous sera prochainement adressé par les Laboratoires Bouchara-Recordati (qui commercialisent les formes gélules et sirop de méthadone, Méthadone AP-HP), ainsi qu’une lettre d’information destinée aux patients.

Le CEIP-Addictovigilance de Toulouse reste à votre disposition pour toute information sur les usages problématiques de substances psychoactives (à l’exception de l’alcool et du tabac).
Téléphone: 05-62-26-06-90, mail : ceip.toulouse@cict.fr.

N'oubliez-pas de déclarer au Centre d’Evaluation et d’information sur la Pharmacodépendance-Addictovigilance (CEIP-Addictovigilance) de Toulouse les usages problématiques de substances psychoactives (à l’exception de l’alcool et du tabac), en particulier en terme d’usage détourné, d’abus et de pharmacodépendance. Pour les médicaments, ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, leur rapport bénéfice-risque.



- 13/10/2011
Alerte sur la modification des conditions de prescription et de délivrance des formes orales de clonazépam (Rivotril®)

En accord avec l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de santé (Afssaps), le Centre d’Evaluation et d’Information sur la Pharmacodépendance-Addictovigilance (CEIP-Addictovigilance) de Toulouse souhaite vous informer de la modification des conditions de prescription et de délivrance du Rivotril® 2 mg, comprimé quadrisécable et du Rivotril® 2,5 mg/ml, solution buvable en gouttes.

Depuis 2006, dans le cadre de la surveillance renforcée du clonazépam par l’Afssaps, notamment par le réseau des CEIP-Addictovigilance, il a été mis en évidence:
-un taux de prescription des formes orales de clonazépam très élevé et persistant en dehors des indications de l’AMM et en particulier dans les douleurs neuropathiques,
-une utilisation détournée croissante de cette benzodiazépine par les usagers de substances psychoactives,
-l’existence d’un trafic de clonazépam, basé notamment sur la présentation de fausses ordonnances dans les pharmacies d’officines.
Afin de favoriser le bon usage du clonazépam (Rivotril®) et de limiter le détournement de son utilisation, de nouvelles mesures encadrant la prescription et la délivrance des formes orales de Rivotril® ont été publiées au Journal Officiel du 6 septembre 2011 (arrêté du 24 août 2011). Les médecins prescripteurs et pharmaciens seront informés de ces mesures par une lettre de l’Afssaps.
Mesures avec application immédiate pour les formes orales de clonazépam (Rivotril®) :
- Prescription en toutes lettres sur ordonnance sécurisée
- Chevauchement interdit des prescriptions sauf mention expresse portée sur l'ordonnance
- Copie de l'ordonnance conservée pendant 3 ans par le pharmacien.
- Durée de prescription limitée à 12 semaines
- Inscription des spécialités sur Liste I


En revanche, il n’y a pas d’obligation pour le patient de présenter l’ordonnance dans les trois jours suivant sa date d’établissement pour que le pharmacien puisse délivrer la totalité du traitement.
Seules les prescriptions sur ordonnance sécurisée (et en toutes lettres) peuvent être honorées, même si la date de prescription est antérieure au 7 septembre 2011. Si ces dispositions ne s’appliquent pas aux prescriptions exécutées au cours d’une hospitalisation, elles doivent toutefois être appliquées aux prescriptions effectuées lors de la sortie des patients de l’hôpital.
A partir du 2 janvier 2012 : prescription initiale réservée aux spécialistes en neurologie ou aux pédiatres qui devront la renouveler chaque année. Les renouvellements intermédiaires pourront être effectués par tout médecin.
Pour accompagner ces mesures, l’Afssaps élabore une mise au point sur les modalités d’arrêt et les alternatives recommandées dans le traitement de la douleur. Cette mise au point sera diffusée d’ici la fin de l’année.

Le CEIP-Addictovigilance de Toulouse reste à votre disposition pour toute information sur les usages problématiques de substances psychoactives (à l’exception de l’alcool et du tabac).
Téléphone: 05-62-26-06-90, mail : ceip.toulouse@cict.fr.

Vous retrouverez les textes récents du CEIP-Addictovigilance sur les usages problématiques du clonazépam sur le site www.bip31.fr (BIP31.fr 2010, 17, 30 et BIP31.fr 2011, 18, (3), 26-40).

N'oubliez-pas de déclarer au Centre d’Evaluation et d’information sur la Pharmacodépendance-Addictovigilance (CEIP-Addictovigilance) de Toulouse les usages problématiques de substances psychoactives (à l’exception de l’alcool et du tabac), en particulier en terme d’usage détourné, d’abus et de pharmacodépendance. Pour les médicaments, ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, leur rapport bénéfice-risque.



- 07/10/2011
Informations concernant la dronédarone MULTAQ

Le Comité des Médicaments à usage Humain (CHMP) de l'Agence Européenne du Médicament (EMA, l'Afssaps et le Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Informations sur le Médicament veulent vous informer de la réévaluation du rapport bénéfice/risque de dronédarone MULTAQ°. Le Résumé des caractéristiques du Produit (RCP) a été modifié en conséquence, afin d'inclure les restrictions d'utilisation, les contre-indications et les mises en garde suivantes :

  • Multaq° est désormais indiqué pour le maintien du rythme sinusal après une cardioversion réussie chez les patients adultes cliniquement stables atteints de fibrillation articulaire (FA) paroxystique ou persistante.
  • en raison de son profil de sécurité, Multaq° ne doit être prescrit qu'après avoir envisagé les alternatives thérapeutiques. Le traitement par Multaq° ne doit être initié et surveillé que sous le contrôle d'un spécialiste.
  • Multaq° est désormais contre-indiqué chez les patients avec :


    -des conditions hémodynamiques instables,
    -des antécédents d'insuffisance cardiaque ou actuellement en insuffisance cardiaque, ou présentant une dysfonction systolique du ventricule gauche,
    -une FA permanente (durée de FA > 6 mois ou inconnue, et lorsque les tentatives visant à restaurer un rythme sinusal ne sont plus envisagées),
    -une toxicité hépatique ou pulmonaire liée à une utilisation antérieure d'amiodarone.

  • une surveillance étroite et régulière des fonctions cardiaque, hépatique et pulmonaire doit être effectuée au cours du traitement par Multaq°.
  • si un patient développe une des situations qui conduirait à une contre-indication (telle que mentionnée dans le RCP), le traitement par Multaq° devra être arrêté.
  • le traitement des patients recevant actuellement Multaq° doit être réévalué lors de leur prochaine consultation afin de s'assurer qu'ils restent éligibles à un traitement par Multaq°, conformément à son nouveau RCP.

    Nous restons à votre disposition pour toute information sur le médicament au 05-61-25-51-12, mail : pharmacovigilance.toulouse@cict.fr.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



  • - 05/10/2011
    Alerte sur les spécialités contenant du méprobamate seul : suspension des autorisations de mise sur le marché (AMM) à compter du 10 janvier 2012

    L'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de santé (Afssaps) et le Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Informations sur le Médicament souhaitent vous informer de la suspension des autorisations de mise sur le marché (AMM) à compter du 10 janvier 2012, des spécialités contenant du méprobamate seul.

    A la suite de la procédure nationale de réévaluation de l'Afssaps du bénéfice/risque des spécialités contenant du méprobamate seul, et dans l'attente des résultats de l'évaluation européenne en cours, l'Afssaps vous informe de la suspension des AMM à compter du 10 janvier 2012 des médicaments suivants :
    -EQUANIL 250 mg comprimés enrobés et EQUANIL 400 mg comprimés sécables.
    -MEPROBAMATE RICHARD 200 mg comprimés et MEPROBAMATE RICHARD 400 mg comprimés.

    Un suivi national de pharmacovigilance mené sur la période de juillet 2009 à mars 2011 a en effet confirmé : -le risque de coma et de décès encouru par les patients en cas de surdosage et la survenue d'effets indésirables graves notamment chez les patients âgés de plus de 65 ans et ce, malgré les mesures prises de minimisation du risque, dont la diminution du nombre de comprimés par boîte ;
    -un mésusage notamment lié au non-respect de l'indication et des durées de traitement.

    Afin de prévenir ou limiter un effet rebond ou les effets d'un syndrome de sevrage, l'Afssaps rappelle que l'arrêt du traitement doit toujours être progressif, quelle que soit son ancienneté, et ce, plu particulièrement chez les utilisateurs au long cours. Le sevrage peut s'étendre de quelques semaines à plusieurs mois.

    L'Afssaps vous demande donc :
    -de ne plus instaurer de traitement avec ces spécialités ;
    -d'informer vos patients actuellement traités que ces médicaments ne seront plus disponibles à compter du 10 janvier 2012 ;
    -d'envisager dès à présent une autre prise en charge des patients ;
    -d'arrêter progressivement le traitement.

    Nous restons à votre disposition pour toute information sur le médicament au 05-61-25-51-12, mail : pharmacovigilance.toulouse@cict.fr.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 28/09/2011
    Mise en garde contre les spécialités à base de colchicine

    L'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de santé (Afssaps) et le Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Informations sur le Médicament souhaitent vous mettre en garde contre les spécialités à base de colchicine.

    L’Afssaps a été informée de la survenue de nouveaux cas d’effets indésirables graves liés à des interactions médicamenteuses ayant entraîné des surdosages. Le signalement le plus récent porte sur une patiente traitée par Colchimax® qui est décédée quelques jours après l’introduction de clarithromycine, cette association ayant entraîné un surdosage en colchicine. L’Afssaps souhaite donc rappeler aux prescripteurs l’importance pour les médicaments à base de colchicine (Colchicine opocalcium® et Colchimax®) du respect des indications, des contre-indications et des interactions.
    La colchicine est un médicament à marge thérapeutique étroite et soumis, de par son métabolisme, à de nombreuses interactions et contre-indications.
    L’Afssaps rappelle aux prescripteurs la nécessité :
    1- de se référer au résumé des caractéristiques du produit (RCP) des spécialités à base de colchicine avant toute prescription d’un autre médicament pour évaluer le risque d’interaction.
    Les médicaments, dont l’association avec la colchicine est contre-indiquée, sont :
    - les antibiotiques de la classe des macrolides : télithromycine, azithromycine, clarithromycine, érythromycine, josamycine, midécamycine, roxithromycine et spiramycine.
    - la pristinamycine. Ces antibiotiques, en inhibant le CYP3A4 diminuent le métabolisme de la colchicine, augmentent sa concentration plasmatique aboutissant à un surdosage, avec des effets indésirables pouvant conduire au décès.
    Par ailleurs d’autres associations sont déconseillées (ciclosporine, vérapamil, inhibiteurs des protéases) ou nécessitent des précautions d’emploi (AVK, inhibiteurs de l’HMG-CoA réductase).
    2- de respecter strictement les contre-indications et l’adaptation posologique chez le sujet âgé, insuffisant rénal ou hépatique.
    La colchicine est contre-indiquée chez le sujet insuffisant rénal sévère (clairance de la créatinine < 30 mL/min) et chez le sujet insuffisant hépatique sévère. La prescription chez les patients âgés (>75ans) et/ou avec une insuffisance rénale et/ou hépatique doit se faire en diminuant les posologies les premiers jours de traitement dans la crise aiguë de goutte. La clairance de la créatinine doit être évaluée avant l’instauration du traitement. Il faut surveiller la numération formule sanguine (NFS), les plaquettes et la fonction rénale lors du premier mois de traitement ou lors de l’introduction de médicaments à risque d’interaction chez ces sujets à risque.
    3- de respecter strictement les indications du RCP, seules indications pour lesquelles le rapport bénéfice/risque de la colchicine a été évalué.
    4- d’être attentif aux premiers signes d’un surdosage : nausées, vomissements, diarrhée profuse.

    Dans le traitement au long cours, la posologie de 1mg par jour ne doit pas être dépassée du fait d’un risque d’accumulation tissulaire et de toxicité. Devant l’apparition de signes de surdosage, il faut arrêter la colchicine ou réduire sa posologie, contrôler la NFS-plaquettes, l’ionogramme et la fonction rénale.

    Nous restons à votre disposition pour toute information sur le médicament au 05-61-25-51-12, mail : pharmacovigilance.toulouse@cict.fr.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 09/09/2011
    Sprycel° (dasatinib) et hypertension artérielle pulmonaire (HTAP)

    Bristol-Myers Squibb (BMS), en accord avec l'Agence Européenne du Médicament (EMA) et l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de santé (Afssaps), souhaite vous fournir des données importantes de sécurité concernant le risque potentiel d'hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) pré-capillaire associé au dasatinib (Sprycel).

    Un examen récent de la base de données mondiale de pharmacovigilance de BMS a permis d'identifier 51 cas d'HTAP (dont 12 cas d'HTAP pré-capillaires) associés au traitement par dasatinib. Il s'agit d'un inhibiteur de la tyrosine-kinase indiqué dans la leucémie myéloïde chronique et leucémie aigue lymphoblastique. Nous vous remercions de bien vouloir suivre les recommandations suivantes afin de limiter le risque d'HTAP :

    -avant d'instaurer un traitement par dasatinib, les signes et symptômes de maladie cardio-pulmonaire sous-jacente doivent être recherchés.
    -Une échographie cardiaque doit être réalisée à l'instauration du traitement chez tout patient qui présente des symptômes de maladie cardiaque et doit être envisagée chez les patients présentant des facteurs de risque de maladie cardiaque ou pulmonaire.
    -chez les patients qui développent une dyspnée et une fatigue après instauration du traitement par dasatinib, les étiologies fréquentes doivent être recherchées (par exemple : épanchement pleural, oedème pulmonaire, anémie, infiltration pulmonaire).
    -le dasatinib doit être interrompu, ou sa dose doit être réduite, pendant cette évaluation. -le diagnostic d'HTAP doit être envisagé si aucune explication n'est trouvée, ou s'il n'y a aucune amélioration après réduction de dose ou arrêt du traitement.
    -l'approche diagnostique de l'HTAP doit suivre les recommandations en vigueur.
    -Si l'HTAP est confirmée, le traitement par dasatinib doit être arrêté définitivement.
    -le suivi des patients diagnostiqués comme présentant une HTAP doit suivre les recommandations en vigueur.

    Nous restons à votre disposition pour toute information sur le médicament au 05-61-25-51-12, mail : pharmacovigilance.toulouse@cict.fr.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 30/08/2011
    Information de pharmacovigilance concernant le dexrazoxane Cardioxane°

    Le dexrazoxane (Cardioxane°) est un analogue de l'acide éthylène diamine-tétraacétique(EDTA) ayant une activité inhibitrice de la topo-isomérase II. Il est indiqué dans la prévention de la cardiotoxicité chronique cumulative liée à l'utilisation de la doxorubicine ou de l'épirubicine utilisées chez des patients atteints d'un cancer du sein avancé et/ou métastatique ayant reçu un traitement comportant une anthracycline. A la suite de deux études publiées ces dernières années dans la littérature (Leukemia 2010, 24, 355 et J Clin Oncol 2007, 25, 493), l'Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé a pris les décisions suivantes :

    - Dexrazoxane (Cardioxane°) est désormais contre-indiqué chez les enfants et les adolescents. Cette décision fait suite à la mise en évidence chez les enfants traités par dexrazoxane, d'une augmentation du risque de cancers secondaires (en particulier des cas de leucémie myéloïde aigue et de syndrome myélodysplasique), de myelosuppressions sévères et d'infections graves, en l'absence de preuve d'efficacité clinique dans cette population.
    - L'utilisation de dexrazoxane (Cardioxane°) est maintenant réservée aux patients adultes atteints d'un cancer du sein avancé et/ou métastatique.
    - L'utilisation du dexrazoxane (Cardioxane°) en association avec un traitement adjuvant du cancer du sein ou une chimiothérapie à visée curative est déconseillée.
    - La dose minimale cumulée d'anthracyclines préalable à l'utilisation du dexrazoxane (Cardioxane°) est de 300 mg/m2 pour la doxorubicine et de 540 mg/m2 pour l'épirubicine.
    - Le rapport de dose recommande pour l'utilisation de dexrazoxane/doxorubicine et de dexrazoxane/épirubicine est de 10 pour 1.

    Nous restons à votre disposition pour toute information sur le médicament au 05-61-25-51-12, mail : pharmacovigilance.toulouse@cict.fr.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 29/08/2011
    Mise en garde de l'Afssaps sur le détournement de l'usage de l'EPITOMAX° (topiramate) en dehors des indications autorisées pour perdre du poids

    L'Afssaps souhaite informer les professionnels de santé sur le détournement de l'usage de topiramate (EPITOMAX°) vers une utilisation à visée amaigrissante.

    Le topiramate (EPITOMAX°) est un médicament utilisé dans l'épilepsie (adulte et enfant), ainsi que dans la prophylaxie de la migraine (uniquement après évaluation munutieuse des alternatives possibles). L'Afssaps rappelle que la topiramate n'a fait l'objet d'aucune évaluation de non efficacité et de la sécurité d'emploi dans un but d'amaigrissement.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 09/08/2011
    Informations de sécurité sanitaire sur la méquitazine et les modifications du Résumé des Caractéristiques du produit (RCP)

    L'Afssaps souhaite informer les professionnels de santé des modifications du Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) des spécialités à base de méquitazine (PRIMALAN® 5 mg et 10 mg, comprimés sécables, PRIMALAN® sirop, QUITADRILL® 5 mg comprimé sécable, des laboratoires Pierre Fabre Médicament). Toute spécialité pharmaceutique à base de méquitazine ne peut désormais être délivrée que sur présentation d’une ordonnance ; la délivrance de ces médicaments ne pourra être renouvelée que sur indication écrite du prescripteur précisant le nombre de renouvellements ou la durée du traitement.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 09/08/2011
    Informations de sécurité sanitaire sur l'hormone de Croissance recombinante (somatropine recombinante) : actualisation des données sur le rapport bénéfice /risque

    Le comité des médicaments à usage humain (CHMP) a finalisé en mai 2011, la première étape de réévaluation du risque des spécialités contenant de l’hormone de croissance recombinante. Le CHMP a confirmé que la balance bénéfice-risque de ces médicaments restait positive dans les indications et les doses approuvées dans les autorisations de mise sur le marché. L’Afssaps recommande aux prescripteurs de respecter strictement les indications et de ne pas dépasser la dose maximale recommandée pour chaque indication.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 26/07/2011
    Informations de sécurité sanitaire sur la conduite à tenir dans le contexte du retrait du Noctran® et de la Mépronizine®

    Les décisions de retrait d’AMM seront effectives à compter respectivement du 27 octobre 2011 et du 10 janvier 2012, mais supposent d’ores et déjà une prise en charge des patients afin de prévenir ou limiter, à l’arrêt du traitement, un effet rebond ou un syndrome de sevrage. L’Afssaps recommande aux médecins de ne plus instaurer de traitement par Noctran® ou Mépronizine® et d’informer les patients concernés de ces retraits à venir. Les messages-clés de l’arrêt et de la conduite à tenir dans le contexte de ce retrait sont listés ci-dessous. L’Afssaps invite vivement les patients sous Noctran® ou Mépronizine® à consulter leur médecin traitant afin d’organiser au mieux l’arrêt progressif de leur traitement.

    Les motivations du retrait
    L’association des substances actives de Noctran® (clorazépate dipotassique, acépromazine, acéprométazine) et Mépronizine® (méprobamate, acéprométazine) expose à un cumul des risques d’effets indésirables graves tels que coma, chute, état confusionnel et dyskinésies, et à un risque de décès en cas de surdosage.

    Les bénéfices escomptés de l’arrêt du traitement
    Arrêter ces médicaments, notamment lorsqu’ils sont pris depuis longtemps, permet de prévenir les risques de chute et de troubles de la mémoire, en particulier chez les personnes âgées. Il est rappelé que la prise d’hypnotiques de manière chronique n’est pas recommandée dans l’insomnie.

    La réévaluation de l’insomnie
    Au moment d’entreprendre l'arrêt du traitement il est nécessaire de prévoir une consultation dédiée au sommeil auprès du médecin traitant. Cette consultation doit comprendre la réévaluation du diagnostic d’insomnie (à l’aide d’outils tel qu’un agenda) et de son retentissement sur l’état de veille, ainsi que la recherche d’une comorbidité sous-jacente somatique ou psychiatrique qui pourrait expliquer les troubles du sommeil. Il est recommandé de rappeler en premier lieu au patient les règles d’hygiène du sommeil.

    L’évaluation de la difficulté à arrêter le traitement
    La recherche des facteurs pronostiques (autres addictions, insomnie chronique sévère, posologie élevée et traitement au long cours, etc.) permet d’anticiper les difficultés et d’optimiser les modalités d’arrêt.

    Les modalités d’arrêt du traitement
    - L’arrêt doit toujours être progressif, particulièrement chez les utilisateurs au long cours. - Le rythme de réduction de la posologie doit être adapté à la situation de chaque patient. La dose est diminuée par demi-comprimé en respectant des paliers de 2 à 4 semaines. - Sauf cas particulier, il n’y a pas d’argument pour proposer un traitement médicamenteux substitutif lors de l’arrêt du Noctran® ou de la Mépronizine®.

    Les cas particuliers
    En cas d’insomnie chronique sévère, d’antécédents de syndrome de sevrage, de dépendances associées ou de troubles psychiatriques, une prise en charge prolongée, voire un avis spécialisé ou une hospitalisation peuvent être nécessaires, en évitant de remplacer systématiquement le traitement arrêté par un autre traitement médicamenteux hypnotique.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 12/07/2011
    Information de pharmacologie : méthotrexate par voie orale : décès liés à des erreurs de prescription ou d'administration

    Le méthotrexate par voie orale est notamment indiqué en France dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde active, le psoriasis de l'adulte et le traitement d'entretien des leucémies aigues lymphoblastiques. Quelle que soit l'indication, la prise de méthotrexate par voie orale s'effectue en une prise unique par semaine , et la posologie s'exprime en mg/semaine.

    Il est demandé au prescripteur de préciser sur l'ordonnance le jour de la semaine où le médicament doit être administré afin d'éviter toute confusion pouvant entraîner un surdosage accidentel.

    L'Afssaps rappelle la nécessité d'être vigilant lors de toute prescription, délivrance ou administration de méthotrexate par voie orale, et demande aux professionnels de santé d'insister auprès des patients sur la prise hebdomadaire de ces médicaments et les risques inhérents à un surdosage.

    Depuis 2007, l'Afssaps a été destinataire de signalements d'erreurs par prise quotidienne au lieu d'hebdomadaire de ces médicaments. Ces erreurs ont le plus souvent été associées à des effets indésirables graves et certaines ont été d'issue fatale, en raison notamment de la toxicité hématologique du méthotrexate en cas de surdosage.
    Malgré la mise en oeuvre de ces mesures, l'Afssaps a eu connaissance, depuis le début de l'année 2011, de 4 cas de surdosage par prise quotidienne du traitement dont 2 ont entraîné le décès du patient. Deux de ces surdosages, consécutifs à une erreur de prescription ont conduit à :
    -une aplasie médullaire d'issue fatale à la suite d'une prescription de 3 comprimés par jour au lieu de 3 par semaine ;
    -une neutropénie et une cytolyse hépatique conduisant au décès du patient, à la suite d'une prescription de 6 comprimés par jour au lieu de 6 par semaine ;
    Dans le 3e cas, la prescription était incomplète (absence de précision sur le rythme de prise). Le patient, qui a ainsi reçu un comprimé par jour de méthotrexate pendant 10 jours, n'a pas développé d'effet indésirable.
    Enfin, en mai 2011, l'Afssaps a été informée de l'hospitalisation d'une patiente pour aplasie médullaire, d'évolution favorable, liée à une mauvaise compréhension du schéma d'administration de son traitement qu'elle a pris quotidiennement.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 08/07/2011
    Information de pharmacologie : mise en garde sur l'utilisation de la dronédarone chez les patients atteints de fibrillation auriculaire

    L'essai de phase IIIb PALLAS mené chez des patients atteints de fibrillation auriculaire permanente, une population différente de celle pour laquelle Multaq (dronédarone) est actuellement indiqué et approuvé (à savoir la FA non permanente) a été interrompu. PALLAS était la première étude d'extension d'indication ayant pour objectif d'évaluer l'apport de la dronédarone dans la réduction des évènements cardiovasculaires chez les patients atteints de FA permanente.

    La population de patients qui a été incluse dans l'étude PALLAS est différente de celle pour laquelle Multaq est actuellement approuvé. Dans l'étude PALLAS, 70 % des 3 149 patients inclus présentaient une FA permanente depuis plus de 2 ans et environ 70 % d'entre eux présentaient au départ une insuffisance cardiaque de classe I à III selon la classification de la New York Association (NYHA). Dans l'étude dont les données ont permis d'obtenir l'indication actuellement approuvée (ATHENA), aucun des patients inclus ne souffrait de FA permanente et moins de 30 % d'entre eux présentaient une insuffisance cardiaque de classe I à III selon la NYHA. Les patients de l'étude PALLAS étaient également plus âgés que ceux de l'étude ATHENA. Dans une étude contrôlée par placebo menée auprès de patients présentant une insuffisance cardiaque sévère ayant nécessité une hospitalisation ou une consultation dans une clinique spécialisée pour une détérioration de leurs symptômes (étude ANDROMEDA), le risque de mortalité des patients traités par Multaq a été multiplié par deux. Ces patients ne doivent pas être traités par Multaq.

    L'étude PALLAS comportait deux critères d'évaluation composites :
    1- événements cardiovasculaires majeurs (accident vasculaire cérébral, embolie artérielle systémique, infarctus du myocarde ou décès de cause cardiovasculaire)
    2-hospitalisation de cause cardiovasculaire ou décès toutes causes confondues.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 29/06/2011
    Information importante de pharmacologie : retrait du NOCTTRAN° 10 mg cp sécable à partir du 27 octobre 2011

    L'Afssaps a décidé de retirer l'Autorisation de Mise sur le Marché de la spécialité NOCTRAN° à compter du 27 octobre 2011.
    Le NOCTRAN° est un médicament hypnotique correspondant à l'association d'une benzodiazépine (clorazépam), et de deux phénothiazines un neuroleptiqe (l'acépromazine) et un antiistaminique H1 sédatif atropinique et alfa-bloquant l'acéprométazine. Ce médicament est commercialisé en France depuis 1988 et indiqué dans la prise en charge des troubles sévères du sommeil en cas d'insomnie occasionnelle ou d'insomnie transitoire.

    Le réexamen des données d'efficacité et de sécurité a conduit l'Afssaps à considérer que le rapport bénéfice/risque de cette spécialité était désormais défavorable, en raison notamment :
    -de l'association de 3 substances actives exposant les patients à un cumul des risques d'effets indésirables, -de la persistance d'un mésusage particulièrement au sein de la population âgée (non respect de la durée de traitement et de la posologie recommandée), -du risque, potentiellement fatal, encouru par les patients en cas de surdosage volontaire.

    L'Afssaps demande dès à présent aux prescripteurs de ne plus instaurer de nouveau traitement avec ce médicament, d'informer leur patient que la spécialité NOCTRAN° ne sera plus disponible à partir du 27 octobre 2011 et d'organiser l'arrêt progressif du NOCTRAN° des patients traités.

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 06/06/2011
    Alerte sur l'utilisation hors AMM du baclofène dans le traitement de l'alcoolo-dépendance

    L'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS) et le centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Informations sur le Médicament veulent vous informer sur l'utilisation hors AMM du baclofène dans le traitement de l'alcoolo-dépendance.

    Le baclofène est un relaxant musculaire d'action centrale, autorisé depuis 1975 dans le traitement des contractures musculaires involontaires (spasticité) d'origine cérébrale ou survenant au cours d'affections neurologiques.

    L'analogie structurale du baclofène avec l'acide y-aminobutyrique (GABA), neurotransmetteur dont le rôle serait important dans les addictions, a amené des praticiens à émettre l'hypothèse que le baclofène pourrait être efficace dans la prise en charge de l'alcoolo-dépendance.

    L'augmentation des prescriptions de baclofène depuis la médiatisation de son usage hors AMM dans le traitement de l'alcoolo-dépendance a conduit l'Afssaps à faire un état des lieux des données d'efficacité et de sécurité d'emploi disponibles. Ces données issues d'études observationnelles suggèrent un intérêt du baclofène dans la prise en charge médicamenteuse de certains patients dépendants à l'alcool, avec une posologie variable et le plus souvent largement supérieure aux doses habituellement utilisées dans les spasticités. Cependant la méthodologie de ces études ne permet pas de conclure sur l'efficacité du baclofène dans le traitement de l'alcoolo-dépendance.

    Les études cliniques comparatives en double insu versus placebo actuellement disponibles sont de courte durée (4 à 12 semaines), avec peu de patients, n'ont évalué qu'une posologie de 30 mg par jour (Addolorato 2002, Addolorato 2007, Garbutt 2010) et ne permettent pas de conclure. Aussi, il n'est pas possible à ce jour de statuer sur l'efficacité de ce médicament et d'établir des recommandations dans le traitement de l'alcoolo-dépendance.

    Il existe peu de données sur la sécurité d'emploi du baclofène à des doses supérieures à celles de l'AMM, en association avec l'alcool ou en association avec un autre médicament chez les patients alcoolo-dépendants.

    Compte tenu des incertitudes évoquées plus haut, une étude clinique de qualité scientifique incontestable est nécessaire pour pouvoir évaluer sur le rapport bénéfice/risque du baclofène dans le traitement de l'alcoolo-dépendance.

    L'Afssaps appelle l'existence de médicaments autorisés dans le traitement de l'alcoolo-dépendance, et met en garde quant à l'utilisation hors AMM du baclofène dans cette indication. La prescription d'un traitement médicamenteux doit nécessairement s'inscrire dans le cadre d'une prise en charge globale de l'alcoolo-dépendance.

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.

    Vous avez désormais la possibilité de déclarer en ligne : http://www.bip31.fr/declarationenligne.php



    - 03/06/2011
    Rapport bénéfice/risque de NIZORAL (kétoconazole) cp à 200 mg

    L'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS) et le centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Informations sur le Médicament veulent vous informer du profil bénéfice/risque de NIZORAL (kétoconazole) 200 mg comprimé dans la prise en charge des infections fongiques..

    L'analyse du profil de sécurité d'emploi de ce médicament révèle en effet un risque d'hépatotoxicité dont la fréquence et la sévérité apparaissent plus élevées que celles des autres antifongiques azolés disponibles. Le kétoconazole utilisé par voie systémique semble notamment le seul antifongique associé à un risque de survenue d'atteinte hépatique chronique ou de cirrhose.

    Compte tenu de l'existence d'alternatives thérapeutiques couvrant l'ensemble des besoins, l'Afssaps considère que le kétoconazole administré par voie orale ne doit plus être utilisé dans la prise en charge des infections fongiques. Cette conclusion ne s'applique pas à l'utilisation du kétoconazole par voie locale, étant donné le très faible passage systémique et l'absence de cas rapportés de toxixité hépatique avec cette voie d'administration. L'Afssaps a décidé de suspendre l'AMM et donc l'utilisation de NIZORAL en France en tant qu'antifongique. En conséquence, les lots de cette spécialité vont être rappelés par le laboratoire.

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.

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    - 28/04/2011
    Risque d'effets indésirables graves chez l'enfant de moins de 12 ans après administration de collyre à base de phényléphrine 10 %

    L'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS) et le Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Informations sur le Médicament veulent vous informer du risque d'hypersensibilité du risque d'effets indésirables graves chez l'enfant de moins de 12 ans après administration de collyre à base de phényléphrine 10 %.

    Des données issues de la littérature et de la pharmacovigilance rapportent des effets indésirables cardiovasculaires graves chez l'enfant et le nouveau-né, après administration de collyre à base de phényléphrine, souvent dans le contexte d'une anesthésie générale.

    En raison du risque de survenue d'effets indésirables systémiques, les spécialités à base de phényléphrine 10 % sous forme de collyre ne doivent pas être administrées chez l'enfant de moins de 12 ans.

    Lors de l'administration du collyre, quel que soit le dosage, il est recommandé d'appuyer sur l'angle interne de l'oeil, de fermer la paupière et d'essuyer l'excèdent notamment sur la joue.

    Les collyres à base de phényléphrine dosée à 5 % (flacon) et 10 % (flacon et récipient unidose) sont commercialisés en France sous le nom de néosynéphrine. Ces spécialités sont indiquées pour obtenir une mydriase à visée diagnostique, une mydriase thérapeutique ou une mydriase pré-opératoire.

    Dans la littérature, plusieurs cas d'effets indésirables cardio-vasculaires graves ont été rapportés chez le nouveau-né, ou l'enfant, lors d'une anesthésie générale, après administration d'un collyre à base de phényléphrine utilisé dans le cadre d'un examen ophtalmologique. Bien qu'utilisé en co-médication avec notamment des médicaments anesthésiques, le rôle de la phényléphrine, comme facteur contributif à la survenue des effets indésirables observés, ne peut pas être éliminé. Les effets indésirables rapportés ont été principalement une arythmie, une hypertension sévère, ou un oedème pulmonaire.

    Bien qu'administrée par voie locale, le phényléphrine peut entraîner des effets systèmiques potentiellement graves tels qu'une élévation de la pression artérielle ou des troubles du rythme cardiaque. Ce risque apparaît plus élevé chez l'enfant et la personne âgée.

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.

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    - 20/04/2011
    Lien entre une exposition prolongée à la pioglitazone et l'augmentation du risque de cancer de la vessie

    L'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS) et le Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Informations sur le Médicament veulent vous informer sur le lien existant entre une exposition prolongée à la pioglitazone et l'augmentation du risque de cancer de la vessie. La pioglitazone (commercialisée seule sous le nom d'ACTOS° ou en association avec la metformine sous le nom de COMPETAC°) est un médicament hypoglycémiant agissant par l'intermédiaire des récepteurs de type PPAR.

    Les données des essais cliniques, l'existence de notifications spontanées ainsi que les données de pharmacodynamie fondamentale font discuter le lien entre la prise de ce médicament et le risque cancérigène.

    L'Afssaps a demandé une étude nationale de pharmacoépidémiologie à la CNAM : celle-ci sera disponible vers le milieu de l'année.

    En attendant ses résultats et les décisions de l'Agence Européenne du Médicament (EMA) l'Afssaps recommande la prise en compte, avant toute prescription de pioglitazone chez un patient diabétique, des facteurs de risque additionnels potentiels de cancers de la vessie tels que exposition au tabac, âge, genre masculin, infection urinaire chronique ainsi que certaines expositions professionnelles à des produits chimiques.
    L'Afssaps indique qu'il n'y a pas lieu de cesser la délivrance de la pioglitazone qui ne fait pas, à ce stade, l'objet d'une mesure de suspension d'AMM.

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.

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    - 19/04/2011
    Risque d'hypertension artérielle pulmonaire sous dasatinib commercialisé sous le non de SPRYCEL°

    L'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS) et le Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Informations sur le Médicament veulent vous informer du risque d'hypertension artérielle pulmonaire sous dasatinib commercialisé sous le nom de SPRYCEL°.

    Ce médicament est un inhibiteur de kinases oncogènes indiqué dans le traitement de la leucémie myéloïde chronique chez l'adulte en cas de résistance ou d'effets indésirables à un médicament antérieur (dont l'imatinib). Il s'utilise également dans la LAL et la LMC.

    En France, 13 cas d'hypertension artérielle pulmonaire avec ce médicament ont été notifiés au réseau national des centres régionaux de pharmacovigilance. Ces hypertensions artérielles pulmonaires ont un délai de survenue variant de 8 mois à 5 ans après la prise du médicament et ne sont que partiellement réversibles à l'arrêt du médicament.

    Ainsi l'Afssaps recommande de surveiller l'apparition de signes évocateurs d'hypertension artérielle pulmonaire et en cas d'observations de ne pas oublier de le notifier aux centre régionaux de pharmacovigilance.

    L'Afssaps ne recommande pas de différer, modifier ou limiter l'utilisation de ce médicament chez les patients traités dans l'AMM.

    D'autres informations seront disponibles prochainement après évaluation par l'Agence Européenne.

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.

    Vous avez désormais la possibilité de déclarer en ligne : http://www.bip31.fr/declarationenligne.php



    - 12/04/2011
    Risque d'hypersensibilité sous prasugrel EFIENT°

    L'Agence européenne du Médicament (EMA), l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS) et le centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Informations sur le Médicament veulent vous informer du risque d'hypersensibilité sous prasugrel EFIENT°.

    En effet, des cas d'hypersensibilité graves, incluant des cas d'angio-oedèmes ont été rapportés chez des patients recevant du prasugrel. Certains (mais pas tous) de ces cas concernent des patients avec des antécédents d'hypersensibilité au clopidogrel.

    Ainsi, il convient d'informer les patients du risque potentiel de réaction d'hypersensibilité lors de la prescription de ce médicament en leur demandant de prévenir immédiatement leur médecin si des symptômes évocateurs de ce type apparaissaient.

    Le délai de survenue de cet effet indésirable est très variable allant d'une survenue immédiate ou de quelques heures à 5 à 10 jours.

    Nous nous permettons de vous rappeler que la Commission de transparence de la HAS a indiqué que "l'association prasugrel + aspirine n'apporte pas d'Amélioration du Service Médical Rendu (ASMR de niveau 5) par rapport à l'association clopidogrel + aspirine pour le traitement des patients ayant un syndrome coronaire aigu devant être traités par intervention coronaire percutanée".

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.

    Vous avez désormais la possibilité de déclarer en ligne : http://www.bip31.fr/declarationenligne.php



    - 01/04/2011
    Augmentation de mortalité observée au cours des études cliniques menées par la tigécycline commercialisée sous le nom de TYGACIL

    L'Agence européenne du Médicament (EMA), l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS) et le Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Informations sur le Médicament veulent vous informer concernant l'augmentation de mortalité observée au cours des études cliniques menées par la tigécycline commercialisée sous le nom de TYGACIL..
    La tigécycline est une tétracycline indiquée dans le traitement des infections compliquées de la peau et des tissus mous à l'exclusion des infections du pied chez les patients diabétiques ainsi que dans les infections intra-abdominales compliquées.
    Au cours des études cliniques menées dans les infections compliquées de la peau et des tissus mous, les infections intra-abdominales compliquées, les infections du pied chez les patients diabétiques, les pneumonies nosocomiales et au cours des études sur les infections dues à des bactéries résistantes, un taux plus élevé de mortalité a été observé chez les patients traités par cet antibiotique par rapport à ceux recevant d'autres comparateurs antibiotiques : dans l'ensemble des études le taux de décès a été de 2,3 % sous tigécycline et de 1,5 % sous comparateurs.
    Les causes de ces résultats inattendus ne sont pas connus mais une efficacité moindre que celle des comparateurs ne peut être exclue.
    En conséquence, il est recommandé de n'utiliser la tigécycline qu'en l'absence d'alternatives thérapeutiques propres appropriées, dans le traitement des infections compliquées de la peau et des tissus mous (à l'exclusion des infections cutanées du pied chez les patients diabétiques) et dans le traitement des infections intra-abdominales compliquées.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.

    Vous avez désormais la possibilité de déclarer en ligne : http://www.bip31.fr/declarationenligne.php



    - 28/03/2011
    Risque hépatique des médicaments contenant du nimésulide administrés par voie générale (rappel)

    L'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS) et le centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Informations sur le Médicament veulent vous rappeler les recommandations visant à limiter le risque d'atteinte hépatique chez les patients traités par nimésulide, anti-inflammatoire non stéroïdien. Ce rappel est effectué dans l'attente" des résultats de la réévaluation européenne du rapport bénéfice-risque du nimésulide attendus en mai 2011.

    Depuis la décision de la Commission Européenne d'octobre 2009 confirmant le maintien des autorisations de mise sur le marché des médicaments contenant du nimésulide et approuvant les mesures de minimisation du risque proposées par l'Agence Européenne du médicament (EMA), 3 cas graves d'atteinte hépatique ont été signalés en France chez des patients traités pendant des durées supérieures à 15 jours (de 1 mois à 1 an).

    Dans l'attente de la réévaluation européenne du rapport bénéfice/risque de suivre les recommandations suivantes :

    -le nimésulide, indiqué dans le traitement des douleurs aigues, le traitement symptomatique de l'arthrose douloureuse et des dysménorrhées primaires, doit être uniquement prescrit en seconde intention et après évaluation approfondie de l'ensemble des risques spécifiques à chaque patient.
    -la dose minimale efficace de nimésulide doit être administrée pendant la durée la plus courte possible sans dépasser 15 jours de traitement.
    -le nimésulide ne doit pas être administré avec d'autres substances hépato-toxiques et ne doit pas être prescrit chez des patients alcooliques ou toxicomanes ou présentant une fièvre et/ou des manifectations grippales.
    -le traitement par nimésulide doit être arrêté chez les patients qui présentent une fièvre et/ou des manifestations grippales.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.

    Vous avez désormais la possibilité de déclarer en ligne : http://www.bip31.fr/declarationenligne.php



    - 14/03/2011
    Survenue d'effets indésirables hépatiques et pulmonaires graves lors de l'utilisation prolongée de nitrofurantoïne

    L'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS) et le centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Informations sur le Médicament veulent vous informer du risque de survenue d'effets indésirables hépatiques et pulmonaires graves lors de l'utilisation prolongée de nitrofurantoïne (FURADOINE°, FURANDATINE et MICRODOINE°).
    La nitrofurantoïne est un antibactérien urinaire de la famille des nitrofuranes.
    FURADOINE°, FURANDATINE et MICRODOINE° sont indiqués, chez l'adulte, dans le traitement de la cystite aigue non compliquée de la femme (la durée habituelle de traitement est de 5 à 8 jours).
    FURADOINE° et FURADANTINE° sont également indiquées chez l'enfant de plus de 6 ans dans le traitement préventif de la cystite récidivante et dans le traitement préventif des infections urinaires à risque de pyélonéphrite aigue (reflux vésiculo-urétéral, uropathie obstructive).

    Concernant la pédiatrie, en l'absence de forme pharmaceutique adaptée, la nifurantoïne fait également l'objet d'ATU nominatives et de déclarations de préparation hospitalières.

    La mise en évidence de nouveaux cas "graves" d'atteintes hépatiques et pulmonaires conduit l'Afssaps à engager une nouvelle révision des indications et des conditions de prescription et d'utilisation de la nitrofurantoïne, notamment dans le cadre du traitement prophylactique des infections urinaires.

    Dans l'attente des résultats de cette réévaluation, il est recommandé :
    -de ne plus initier de traitement prophylactique,
    -chez les patients déjà traités en prophylactique, de mettre en place les mesures appropriées de surveillance, conformément aux recommandations du RCP, notamment la réalisation d'un bilan hépatique tous les trois mois pendant le traitement.
    -d'informer les patients du risque potentiel de survenue d'effets indésirables hépatiques et pulmonaires, en leur demandant de vous contacter en cas d'apparition de symptômes.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.

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    - 16/02/2011
    Retrait du marché français de l’ensemble des spécialités contenant du dextropropoxyphène programmé le 1er mars 2011

    L'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS) et le Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Informations sur le Médicament souhaitent attirer votre attention sur le retrait du marché français de l’ensemble des spécialités contenant du dextropropoxyphène, programmé le 1er mars 2011.

    Cette mesure fait suite à la décision de la Commission européenne du 14 juin 2010, demandant le retrait du marché européen de toutes les spécialités contenant du dextropropoxyphène dans un délai maximal de 15 mois. Cette décision suivait les conclusions du réexamen de l’ensemble des données d’efficacité et de sécurité disponibles par l’EMA (Agence européenne du médicament), qui a considéré que les preuves de la supériorité de l'association paracétamol-dextropropxyphène par rapport au paracétamol seul étaient insuffisantes au regard du risque de décès en cas de surdosage accidentel ou volontaire.

    Comme elle l’a annoncé en novembre 2010, lors de la diffusion de la mise au point sur la prise en charge des douleurs de l’adulte modérées à intenses, l’Afssaps procède à ce retrait avant la fin du délai maximal de 15 mois, en raison notamment des résultats d’une étude communiqués par la FDA (Food and Drug Administration) le 19 novembre 2010. Ces nouvelles données suggèrent en particulier que le risque d’allongement de l’intervalle QT, connu en cas de surdosage, peut survenir à des doses de l’ordre du double des posologies quotidiennes maximales recommandées en France. Ainsi, en raison d’une diminution de l’élimination hépatique et rénale, le sujet âgé pourrait être exposé à un risque de modification de l’ECG aux doses thérapeutiques maximales de dextropropoxyphène recommandées en France.

    Il est donc indispensable de ne plus instaurer de traitement avec du dextropropoxyphène et de procéder rapidement à la réévaluation du traitement de tous les patients en recevant. Le paracétamol reste l’antalgique de première intention. En cas de nécessité de prescription d’un antalgique du palier 2, l’association codéine + paracétamol possède le meilleur profil de sécurité. Une mise au point sur la prise en charge des douleurs de l’adulte modérées à intenses a été diffusée en novembre 2010 et peut être consultée sur le site Internet de l’Afssaps (www.afssaps.fr/Infos-de-securite/Mises-au-point).

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

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    - 15/02/2011
    Retrait du marché américain des spécialités contenant du pergolide

    L'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS) et le centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Informations sur le Médicament veulent vous informer du retrait du marché américain des spécialités contenant du pergolide.

    Le pergolide est un agoniste dopaminergique dérivé de l'ergot de seigle indiqué pour traiter les symptômes de la maladie de Parkinson. En France, il a été commercialisé par les laboratoires Lilly en 2000 sous le nom de celance°.

    Le 29 mars 2007, les autorités de santé américaines ont annoncé que les laboratoires titulaires des AMM retiraient du marché américain les spécialités contenant du pergolide. Ce retrait fait suite à de récentes publications confirmant le risque de valvulopathie cardiaque (atteintes de valvules cardiaques) sous pergolide.

    En France, depuis 2004, la prescription de celance° était indiquée en cas d'échec des autres agonistes dopaminergiques.

    Une enquête officielle de pharmacovigilance concernant les valvulopathies rapportées sous pergolide a été engagée et a conduit à une réévaluation du rapport bénéfice/risque du médicament.Les données ont conclu à un rapport bénéfice/risque défavorable. La commercialisation de ce médicament est arrêtée à compter du 2 mai 2011. Il est nécessaire :
    -de ne plus instaurer de nouveau traitement par celance°.
    -d'informer vos patients actuellement traités par Celance° de l'arrêt de commercialisation de cette spécialité afin d'instaurer un autre traitement antiparkinsonien dans les meilleurs délais.

    Le remplacement de Celance° peut se faire :
    -soit du jour au lendemain par un autre traitement agoniste dopaminergique.
    -soit avec une diminution progressive des doses de Celance° et introduction progressive d'un autre traitement anti-parkinsonien.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.

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    - 14/02/2011
    Suspension de l'AMM de toutes les spécialités contenant du buflomédil à compter du jeudi 17 février 2011

    L'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS) et le centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Informations sur le Médicament veulent vous informer de la suspension de l'AMM de toutes les spécialités contenant du buflomédil à compter du jeudi 17 février 2011 :

    - forme orale (Fonzylane 150 mg et génériques)
    - et formes injectables

    Suite à la réévaluation du rapport bénéfice/risque des médicaments à base de buflomédil, l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (Afssaps) a décidé de suspendre l'AMM de toutes les spécialités concernées, dans l'attente des résultats de la réévaluation européenne qu'elle a demandée.
    Le rapport bénéfice/risque du buflomédil est considéré défavorable en raison de sa faible efficacité au regard d'un risque d'effets indésirables graves neurologiques et cardiaques lié au mésusage (non respect de l'indication, des contre-indications, de la dose, de la surveillance de la fonction rénale) et majoré par sa marge thérapeutique étroite. Cette suspension prendra effet le jeudi 17 février 2011 et s'accompagnera d'un rappel des lots disponibles sur le marché. Les spécialités contenant du buflomédil ne seront donc plus disponibles à compter de cette date. Un courrier d'information destiné aux professionnels de santé est en cours de validation.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.

    Vous avez désormais la possibilité de déclarer en ligne : http://www.bip31.fr/declarationenligne.php



    - 09/02/2011
    Fin de disponibilité de PREPULSID° enfants et nourrissons 1 mg/ml, suspension buvable en flacon à compter du 7 mars 2011

    L'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS) et le centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Informations sur le Médicament veulent vous informer de la fin de disponibilité de PREPULSID° enfants et nourrissons 1 mg/ml, suspension buvable en flacon (cisapride) à compter du 7 mars 2011.

    Contexte historique

    En raison d'un risque d'allongement de l'intervalle QT et de troubles du rythme ventriculaires graves parfois fatals lors de l'utilisation de prepulsid°, le rapport bénéfice-risque de cette spécialité avait été réévalué en 2002.

    Son indication avait été réservée au traitement du reflux gastro-oesophagien prouvé, après échec des autres traitement chez le nouveau-né, le nourrisson et les enfants de moins de 36 mois.

    Ces dernières années les données cliniques pour le traitement des enfants atteints de reflux gastro-oesophagien pathologique (RGO) ont été revues et l'utilisation de Prepulsid° dans cette population n'est plus recommandée.

    Compte tenu de ces éléments, Prepulsid° ne sera plus disponible en France après le 7 mars 2011. Il est nécessaire dès à présent de reconsidérer la prise en charge des enfants concernés.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.

    Vous avez désormais la possibilité de déclarer en ligne : http://www.bip31.fr/declarationenligne.php



    - 03/02/2011
    Survenue de cas de pneumonie à éosinophiles associés à l'utilisation de la daptomycine CUBICIN°

    L'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS) et le centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Informations sur le Médicament veulent vous informer sur la survenue de cas de pneumonie à éosinophiles associés à l'utilisation de la daptomycine CUBICIN°.

    De rares cas mais potentiellement graves de pneumonie à éosinophiles ont été associés à l'utilisation de la daptomycine. Les symptomes les plus fréquents d'une pneumonie à éosinophiles sont une toux, une fièvre et une dyspnée. La majorité des cas est apparueaprès 2 semaines de traitement. Les professionnels de santé doivent réagir rapidement devant des signes évocateurs de pneumonie à éosinophiles au cours d'un traitement par la daptomycine. Dans ce cas, la daptomycine doit être immédiatement arrêtée et le patient devra être traité par des corticoïdes si nécessaire. La daptomycine ne doit pas être ré-administrée à des patients ayant eu une pneumonie à éosinophiles suspectée ou confirmée.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.

    Vous avez désormais la possibilité de déclarer en ligne : http://www.bip31.fr/declarationenligne.php



    - 21/01/2011
    survenue d'effets indésirables graves liés à une utilisation hors AMM de VISTIDE

    L'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS) et le centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Informations sur le Médicament veulent vous informer sur la survenue d'effets indésirables graves liés à une utilisation hors AMM de VISTIDE (ciclofovir).

    Résumé :

    - VISTIDE (ciclofovir) est formulé uniquement pour une administration en perfusion intraveineuse et aucun autre mode d'administration ne doit être utilisé, y compris une administration en injection intraoculaire ou en application locale.

    - Une augmentation du nombre des effets indésirables graves, en particulier des effets indésirables rénaux, oculaires et hématologiques, est associée à l'utilisation hors-AMM de VISTIDE.

    - Une augmentation de l'utilisation de VISTIDE dans des indications et/ou par des voies d'administration non approuvées a été constatée.

    - La sécurité d'emploi et l'efficacité de VISTIDE n'ont pas été démontrées pour le traitement d'autres maladies que la rétinite à CMV chez les adultes atteints de SIDA.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.

    Vous avez désormais la possibilité de déclarer en ligne : http://www.bip31.fr/declarationenligne.php



    - 21/01/2011
    Cas d'atteintes hépatiques sévères à la suite d'un traitement par MULTAQ

    L'Agence Européenne des Médicaments (EMA), l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS) et le centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Informations sur le Médicament veulent vous informer sur la survenue de cas d'atteintes hépatiques sévères à la suite d'un traitement par MULTAQ (dronédarone).

    Résumé :

    - Des cas d'atteinte hépatique, incluant deux cas d'insuffisance hépatique ayant nécessité une transplantation ont été rapportés chez des patients traités par la dronédarone. Parmi ceux-ci, certains sont survenus précocement après le début du traitement.

    - Lors de la prescription de la dronédarone, des tests de la fonction hépatique doivent être réalisés :

    * avant l'initiation du traitement,
    * tous les mois pendant 6 mois,
    * à 9 et 12 mois, puis régulièrement par la suite.

    - Les patients actuellement traités par la dronédarone devront être contactés au cours du prochain mois, afin d'effectuer des tests de la fonction hépatique. Ces tests devront être, par la suite, renouvelés selon les recommandations mentionnées ci-dessus, en fonction de la date d'initiation du traitement.

    - Si les ALAT (alanine transaminase) sont supérieures ou égales à 3 fois la limite supérieure de la normale (LSN), les taux doivent être à nouveau contrôlés dans les 48 à 72 heures. Si ces taux sont confirmés après contrôle comme étant supérieurs ou égaux à 3 X LSN, le traitement par la dronédarone doit être interrompu.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.

    Vous avez désormais la possibilité de déclarer en ligne : http://www.bip31.fr/declarationenligne.php



    - 29/12/2010
    REVLIMID et effets indésirables thrombo-emboliques artériels et veineux

    L’Agence Européenne du Médicament (EMEA), l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS) et le centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Informations sur le Médicament veulent vous informer d'une importante mise à jour des données de sécurité d'emploi de Revlimid° (lénalidomide).

    Résumé :

    - Les patients atteints de myélome multiple et traités par le lénalidomide en association avec la dexaméthasone sont exposés à un risque accru d’événements thrombo-emboliques veineux et artériels (essentiellement thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire, infarctus du myocarde et accident vasculaire cérébral).

    - Une surveillance étroite des patients s'impose en ce qui concerne ces risques.

    - Des mesures doivent être prises pour essayer de réduire au mieux tous les facteurs modifiables de risque d'événements thrombo-emboliques (comme le tabagisme, l'hypertension et l'hyperlipidémie).

    - Les agents érythropoïétiques, ou d’autres médicaments pouvant accroître le risque thrombo-embolique doivent être utilisés avec précaution.

    - La prescription d’anti-thrombotiques en prophylaxie est recommandée, en particulier chez les patients présentant des facteurs de risque de thrombose supplémentaires. La décision de mettre en place des mesures prophylactiques anti-thrombotiques devra être prise au cas par cas en fonction des facteurs de risque sous-jacents propres à chaque patient.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.

    Vous avez désormais la possibilité de déclarer en ligne : http://www.bip31.fr/declarationenligne.php



    - 20/12/2010
    Modifications importantes du résumé des caractéristiques du produit (RCP) de la spécialité Nplate (romiplostim)

    L’Agence Européenne du Médicament (EMEA), l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS) et le centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Informations sur le Médicament veulent vous informer de modifications importantes du résumé des caractéristiques du produit (RCP) de la spécialité Nplate (romiplostim).

    Résumé

    - Des thromboses de la veine porte ont été rapportées chez des patients présentant une thrombopénie associée à une maladie hépatique chronique et traités par des agonistes de la thrombopoïétine (TPO).

    - Le romiplostim ne doit pas être administré chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée à sévère (score de Child-Pugh supérieur ou égal à 7), sauf si le bénéfice attendu l'emporte sur le risque identifié de thrombose de la veine porte chez les patients présentant une thrombopénie associée à une insuffisance hépatique et traités par des agonistes de la TPO.

    - Afin de minimiser le risque d'évènements thrombotiques/thromboemboliques, les taux limites de plaquettes à partir desquels une réduction de la dose ou une interrupion du traitement est nécessaire on été abaissés respectivement à > 150 x 109/L.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.

    Vous avez désormais la possibilité de déclarer en ligne : http://www.bip31.fr/declarationenligne.php



    - 20/12/2010
    Ostéonécrose de la mâchoire sous Sutent°

    L’Agence Européenne du Médicament (EMEA), l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS) et le centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Informations sur le Médicament veulent vous informer d'une importante mise à jour des données de sécurité d'emploi de Sutent°.

    Résumé

    - Des cas d'ostéonécrose de la mâchoire ont été rapportés chez des patients traités par sunitinib (Sutent°). La majorité de ces cas est apparue chez des patients ayant reçu précédemment ou de façon concomitante un traitement par des biphosphonates par voie IV.

    - Sutent° peut être un facteur de risque additionnel à la survenue d'une ostéonécrose de la mâchoire. Ce risque potentiel doit particulièrement être pris en considération chez les patients traités par sunitinib (Sutent°) et ayant reçu précédemment ou de façon concomitante des biphosphonates.

    - Un examen bucco-dentaire et des soins dentaires appropriés doivent être envisagés avant d'instaurer un traitement par Sutent°.

    Chez les patients qui reçoivent ou qui ont précédemment reçu des biphosphonates IV, les interventions dentaires invasives doivent être évitées autant que possible.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.

    Vous avez désormais la possibilité de déclarer en ligne : http://www.bip31.fr/declarationenligne.php



    - 16/12/2010
    Information de Pharmacovigilance concernant le risque de réaction anaphylactique associée au tocilizumab ( Roactemra® )

    L’Agence Européenne du Médicament, l'Afssaps et le Centre Midi-Pyrénées de Pharmacovigilance, de Pharmacoépidémiologie et d'Information sur le Médicament souhaitent vous informer du risque de réaction anaphylactique associée au tocilizumab (ROACTEMRA®).

    Un cas de réaction anaphylactique fatale a été rapporté chez un patient adulte, traité pour une polyarthrite rhumatoïde par tocilizumab (ROACTEMRA®). Ce patient était également traité par prednisone et léflunomide. Lors de sa 4ème perfusion de tocilizumab, le patient a présenté un étourdissement et une baisse de la pression artérielle systolique conduisant à l’arrêt de la perfusion. Quelques instants après le début de la perfusion, le patient a présenté une sensation de vertige et une hypotension. Malgré une prise en charge médicale rapide, le patient est devenu apnéique et aréactif. Le patient est décédé dans les 24 heures suivant l’apparition de la réaction anaphylactique.

    Des réactions d’hypersensibilité cliniquement significatives / réactions graves liées à la perfusion et nécessitant l’arrêt du traitement ont été rapportées chez 0,3 % de l’ensemble des patients traités par tocilizumab dans les essais cliniques.

    Un traitement adapté doit pouvoir être mis en œuvre immédiatement en cas de survenue d’une réaction anaphylactique au cours du traitement par ROACTEMRA®.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.

    Vous avez désormais la possibilité de déclarer en ligne : http://www.bip31.fr/declarationenligne.php



    - 10/12/2010
    Retrait du marché du sitaxentan THELIN° pour effet indésirable hépatique grave

    L’Agence Européenne du Médicament (EMEA), l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS) et le centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Informations sur le Médicament veulent vous informer du retrait de sitaxentan THELIN° (un antagoniste et récepteur à l'endothéline-1) indiqué dans l'hypertension artérielle pulmonaire (qu'elle soit primitive ou associée à une connectivite) en raison d'effet indésirable hépatique grave.

    Ce médicament était commercialisé depuis 2006 et, déjà, dans les essais cliniques des élévations des transaminases étaient apparues de sorte que cet effet indésirable avait été qualifié dans le RCP de "fréquent".

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.

    Vous avez désormais la possibilité de déclarer en ligne : http://www.bip31.fr/declarationenligne.php



    - 26/10/2010
    Information de Pharmacovigilance concernant l'utilisation des fibrates en 2ème intention

    L’Agence Européenne du Médicament recommande l’utilisation des fibrates en 2ème intention.

    Elle a procédé à la réévaluation des médicaments appartenant à la classe des fibrates, indiqués dans le traitement des taux élevés de lipides dans le sang.

    Chez les patients présentant une hyperlipidémie, l’efficacité des fibrates à long terme dans la diminution des événements cardiovasculaires (notamment infarctus et accident vasculaire cérébral) est moindre, comparée à l’efficacité des statines dans cette indication.

    Leur conclusion confirme l’avis rendu par le groupe de travail européen de pharmacovigilance de 2005, c’est-à dire que le rapport bénéfice/risque de ces médicaments reste favorable, mais que leur utilisation doit intervenir en deuxième intention, lorsqu’un traitement par statine est contre-indiqué ou mal toléré.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.

    Vous avez désormais la possibilité de déclarer en ligne : http://www.bip31.fr/declarationenligne.php



    - 08/10/2010
    Modification importante de l'AMM de la Mépronizine°

    L'Agence Française Sanitaire de Produits de Santé informe sur la modification importante de l'AMM de la Mépronizine° association de méprobamate et d'un anti-histaminique H1 l'acéprométazine.

    Comme nous l'avons discuté dans le dernier numéro de BIP31.fr, l'Afssaps propose de restreindre les indications, limiter la durée du traitement et déconseiller l'utilisation de ce médicament chez le sujet âgé. Cette réévaluation fait suite notamment à la survenue de cas d'intoxications volontaires graves et d'effets indésirables neurologiques tout spécialement chez la personne âgée.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.
    Vous avez désormais la possibilité de déclarer en ligne : http://www.bip31.fr/declarationenligne.php



    - 24/09/2010
    Suspension des Autorisations de Mise sur le Marché des médicaments à base de rosiglitazone

    L'Agence Européenne du Médicament (EMA) recommande la suspension des Autorisations de Mise sur le Marché des médicaments à base de rosiglitazone (AVANDIA°, AVANDAMET°). Cette suspension fait suite à leur réévaluation par le comité européen d'évaluation des médicaments à usage humain (CHMP) qui a conclu à un rapport bénéfice/risque défavorable en raison de l'augmentation du risque cardio-vasculaire : il s'agit principalement de la survenue d'infarctus du myocarde et d'accident vasculaire cérébral pour un médicament uniquement actif sur un critère intermédiaire (la glycémie) sans démonstration d'efficacité sur des critères cliniques pertinents (morbi-mortalité).
    L'Afssaps demande aux patients traités par rosiglitazone (estimés à environ 110 000 ce jour) de ne pas arrêter ce médicament sans avoir pris l'avis de leur médecin et de consulter dans les prochaines semaines afin d'adapter leur traitement anti-diabétique. Dès maintenant, il convient de ne plus prescrire de médicament contenant de la rosiglitazone.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 15/09/2010
    Bufexamac : retrait des autorisations de mise sur le marché

    L’Agence Française de Sécurité Sanitaire et des Produits de Santé (Afssaps) et le Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d’Information sur le Médicament souhaitent vous informer du retrait des autorisations de mise sur le marché du bufexamac.

    Le 27 juillet 2010, la Commission Européenne a demandé le retrait de toutes les autorisations sur le marché (AMM) des médicaments concernant du bufexamac, en raison du risque élevé d'allergies de contact, parfois graves. Le Parfenac° ne sera plus disponible à compter du 14 septembre 2010.

    En France, le bufexamac est un anti-inflammatoire non stéroïdien indiqué dans le traitement symptomatique du prurit provoqué par des manifestations inflammatoires cutanées. Quatre enquêtes de pharmacovigilance ont été menées depuis 1990. Elles ont conduit successivement à la contre-indication, en 1997, du bufexamac dans l'eczéma de contact, la dermatite atopique et les brûlures, et à son inscription sur la liste II des substances vénéneuses. En dépit de ces mesures les données les plus récentes de pharmacovigilance montrent que le nombre d'effets indésirables cutanés reste important et que subsisite une utilisation hors AMM (eczéma, peau lésée) et sans avis médical.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 26/08/2010
    Cas de narcolepsie avec cataplexie notifiés en France à la suite d'une vaccination contre le virus de la grippe A H1N1

    L'Agence Française de Sécurité Sanitaire et des Produits de Santé (Afssaps) et le Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Information sur le Médicament souhaitent vous informer sur les cas de narcolepsie avec cataplexie notifiés en France à la suite d'une vaccination contre le virus de la grippe A H1N1.

    Le 18 aout 2010, la Suède a informé l'Agence Européenne du médicament (EMA) et l'ensemble des états membres, de la survenue de 6 cas de narcolepsie chez des enfants âgés de 12 à 16 ans, un à deux mois après une vaccination par Pandemrix°.En France, depuis le 23 aout, 6 cas de narcolepsie avec cataplexie constatés chez des personnes ayant été vaccinées contre la grippe A H1N1 ont été signalés à l'Afssaps. Ces données de pharmacovigilance font actuellement l'objet d'une évaluation par l'EMA en collaboration avec les autorités de santé européennes dont l'Afssaps. A ce stade, un lien entre la vaccination contre la grippe A H1N1 et la survenue de narcolepsie n'a pas été établi.

    La narcolepsie avec cataplexie est une maladie rare caractérisée par une somnolence diurne excessive sévère associée à des attaques de cataplexie définies comme des pertes de tonus musculaire déclenchées par une forte émotion. En Europe, la prévalence de la narcolepsie (avec cataplexie) est de 20-30 cas pour 100 000 personnes. L'incidence annuelle estimée est de l'ordre de 7 à 8 nouveaux cas par million de personnes, soit en France l'apparition d'environ 500 nouveaux cas par an.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 18/08/2010
    Nouvelles recommandations et sécurité d'emploi du kétoprofène par voie orale

    L’Agence Française de Sécurité Sanitaire et des Produits de Santé (Afssaps) et le Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d’Information sur le Médicament souhaitent vous informer sur les nouvelles recommandations d’utilisation et la sécurité d’emploi du kétoprofène par voie orale.

    Suite à la réévaluation, par l’Agence Européenne du Médicament, du rapport bénéfice/risque et de la sécurité cardiovasculaire, gastro-intestinale et cutanée du kétoprofène, le résumé des caractéristiques de ce produit (RCP) est modifié pour les spécialités de la gamme Profenid contenant du kétoprofène. Le kétoprofène est dorénavant indiqué à des doses ne dépassant pas 200 mg/jour.

    Des antécédents d’hémorragie ou de perforation digestive au cours d’un précédent traitement par AINS, la présence d’ulcère peptique évolutif et des antécédents d’ulcère peptique ou d’hémorragie récurrente (2 épisodes distincts ou plus d’hémorragie ou d’ulcération objectivées) deviennent des contre-indications.

    Une attention particulière est demandée pour les sujets âgés, pour les patients présentant des antécédents ou des facteurs de risques de pathologies cardiovasculaires.

    Les effets indésirables cardiovasculaires, gastro-intestinaux et cutanés font l’objet de paragraphes spécifiques. L’utilisation de certains AINS, surtout lorsqu’ils sont utilisés à dose élevée et sur une longue durée de traitement, peut être associée à une légère augmentation du risque d’événement thrombotique artériel tel que l’infarctus du myocarde ou l’accident vasculaire cérébral. Des hémorragies, ulcérations ou perforations gastro-intestinales parfois fatales, ont été rapportées avec tous les AINS, à n’importe quel moment du traitement, sans qu’il y ait eu nécessairement de signes d’alerte ou d’antécédents d’effets indésirables gastro-intestinaux graves. Certaines données épidémiologiques ont suggéré que le kétoprofène pourrait être associé à un risque plus élevé de toxicité gastro-intestinale grave par rapport à d’autres AINS, en particulier à dose élevée. Les précautions d’emploi concernent les patients à risque ont été complétées.
    Des réactions cutanées graves dont certaines d’évolution fatale, incluant des dermatites exfoliatives, des syndromes de Stevens-Johnson et des syndromes de Lyell, ont été très rarement rapportées lors de traitements par AINS. Le traitement par kétoprofène devra être arrêté dès l’apparition d’un rash cutané, de lésions des muqueuses ou de tout autre signe d’hypersensibilité.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 30/07/2010
    Risque accru de cancers secondaires chez l'enfant, associé au traitement par Cardioxane°

    L'Agence Française de Sécurité Sanitaire et des Produits de Santé (Afssaps) et le Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Information sur le Médicament souhaitent vous informer sur le risque accru de cancers secondaires chez l'enfant, associé au traitement par Cardioxane°.

    Des données publiées dans la littérature suggèrent que chez l'enfant, l'incidence de cancers secondaires peut augmenter lors de traitements associant Cardioxane° à des chimiothérapies anticancéreuses, en particulier celles incluant plusieurs inhibiteurs de la topo-isomérase II.

    En effet, dans les effets cliniques, "des leucémies aigues myéloïdes (LAM)/des syndromes myélodysplasiques (SMD) ont été observés chez des enfants atteints de maladie de Hodgkin ou de leucémie aigue lymphoblastique recevant du dexrazoxane en association avec une chimiothérapie".

    La mise à jour du Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) de Cardioxane° est en cours afin de mentionner ce risque.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 27/07/2010
    Modafinil : restriction de l'indication et nouvelles recommandations

    L'Agence Européenne du Médicament (EMA), l'Agence Française de Sécurité Sanitaire et des Produits de Santé (Afssaps) et le Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Information sur le Médicament souhaitent vous informer sur la restriction de l'indication et les nouvelles recommandations concernant le modafinil.

    A la suite du ré examen au plan européen, des données d'efficacité et de sécurité concernant le modafinil, l'EMA recommande de restreindre les indications de ce médicament à la narcolepsie uniquement :

    - le modafinil ne doit plus être prescrit dans les indications suivantes : hypersomnies idiopathiques, somnolence diurne excessive résiduelle associée au syndrome d'apnées-hypopnées obstructives du sommeil, en raison d'un rapport bénéfice/risque considéré défavorable ;
    - le modafinil doit être déconseillé chez l'enfant, le risque de survenue d'effets indésirables graves cutanés ou allergiques étant plus élevé dans cette population que chez l'adulte ;
    - l'utilisation du modafinil doit être contre-indiquée chez les patients ayant une hypertension modérée à sévère non contrôlée, et chez les patients souffrant d'arythmie cardiaque.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 26/07/2010
    Evaluation du risque cardiovasculaire de la rosiglitazone ( AVANDIA°, AVANDAMET, AVAGLIM°)

    L'Agence Européenne du Médicament (EMA), l'Agence Française de Sécurité Sanitaire et des Produits de Santé (Afssaps) et le Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Information sur le Médicament souhaitent vous informer sur l'évaluation du risque cardiovasculaire de la rosiglitazone (AVANDIA°, AVANDAMET, AVAGLIM°).

    Au cours de sa séance plénière de juillet 2010, le comité scientifique de l'EMA a évalué les données récentes sur le risque cardiovasculaire des médicaments à base de glitazone. Le comité a estimé qu'il était nécessaire de procéder à des compléments d'analyse avant de rendre ses conclusions dans un avenir proche.

    Dans l'attente, l'Afssaps rappelle les restrictions d'indication de la rosiglitazone (Avandia° émises en janvier 2008, pour les patients atteints de maladies cardiovasculaires en raison du risque de complications cardiaques ischémiques (infarctus du myocarde) identifié dans cette poplation.

    L'Afssaps souligne par ailleurs que cette classe thérapeutique fait l'objet, tant en Europe qu'ne dehors de l'Europe, d'une réévaluation portant notamment sur les données comparant les risques de la rosiglitazone avec ceux de la pioglitazone.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 21/07/2010
    Retrait progressif de l'AMM des médicaments contenant du dextropropoxyphène

    Par décision du 14 juin 2010, la Commission Européenne (CE) a confirmé l'avis défavorable de l'Agence européenne des médicaments (EMA) au maintien sur le marché des médicaments contenant du dextropropoxyphène (DXP). En France, le retrait des autorisations de mise sur le marché (AMM) des médicaments contenant du DXP devra intervenir dans un délai maximum de 15 mois.
    Au-delà de ce délai, les spécialités contenant du DXP ne seront plus disponibles en France.

    L'EMA avait en effet considéré que les preuves d'efficacité thérapeutique du DXP seul, ainsi que les preuves de la supériorité de l'association paracétamol-DXP par rapport au paracétamol seul, étaient insuffisantes au regard du risque de décès en cas de surdosage accidentel ou volontaire.

    Dans l'attente du retrait, l'Affsaps rappelle aux professionnels de santé :
    - qu'ils ne doivent plus prescrire de médicaments contenant du DXP à de nouveaux patients ;
    - qu'il est nécessaire de reconsidérer la prise en charge antalgique des patients actuellement traités par DXP.

    Afin d'aider les médecins à déterminer la solution alternative thérapeutique la plus adaptée à leur patient, l'Afssaps a mis en place un groupe d'experts chargé d'émettre de nouvelles recommandations sur la prise en charge de la douleur dans ce nouveau contexte.
    Ces recommandations seront disponibles à l'automne 2010.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 02/07/2010
    Retrait des spécialités mucolytiques chez le nourrisson : dernière étape de l'opération de rappel

    L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) et le Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Information sur le Médicament ont décidé de contre indiquer, chez l’enfant de moins de deux ans (nourrisson), l’utilisation des médicaments mucolytiques, mucofluidifiants et de l’Hélicidine®. Ces médicaments, qui ont pour objectif de fluidifier les sécrétions bronchiques, peuvent en effet entraîner dans certains cas un surencombrement bronchique, en raison de la faible capacité des nourrissons à tousser pour éliminer les sécrétions produites.
    - Un premier rappel de lot le 29 avril 2010 a concerné les spécialités strictement indiquées chez le nourrisson.
    - Pour les autres spécialités de mucolytiques, mucofluidifiants et l'Hélicidine® qui ont été contre-indiquées chez l’enfant de moins de 2 ans, compte tenu des délais matériellement nécessaires pour mettre sur le marché des produits dont le conditionnement soit conforme avec le nouveau texte de l’AMM et afin d’éviter une rupture de stock de plusieurs mois, un délai jusqu’au 1er juillet 2010 a été accordé par l’Afssaps aux laboratoires concernés afin de se mettre en conformité avec le nouveau texte de l’AMM.

    Dans l’attente des adaptations des conditionnements et des notices, les pharmaciens ont remis depuis le 29 avril 2010 un document d’information aux parents lors de chaque demande ou prescription de médicaments mucolytiques, mucofluidifiants et d’Hélicidine®.

    Désormais, les lots des spécialités conformes au nouveau texte de l’AMM, prévoyant une contreindication chez l’enfant de moins de deux ans sont disponibles. En accord avec l'Afssaps, les laboratoires concernés procèdent à un 2ème rappel de lot pour retirer les derniers lots de ces spécialités dont la notice et l’étui ne sont pas conformes au nouveau texte de l'AMM approuvé par l'Affsaps.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 24/06/2010
    Réactions d'hypersensibilité sous bevacimumab AVASTIN°

    L'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (Afssaps) et le Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Information sur le Médicament souhaitent vous informer sur les réactions d'hypersensibilité liées à la perfusion de bevacizumab AVASTIN°.
    Le bevacizumab est un anticorps monoclonal humanisé recombinant produit à partir des cellules d'ovaire d'hamster chinois et indiqué dans les cancers colorectaux métastatiques, dans les cancers bronchiques non à petites cellules avancés et non opérables métastatiques ou en rechute, ou encore dans les cancers du sein avancés et/ou métastatiques.
    Un risque de survenue de réaction d'hypersensibilité liées à la perfusion a été identifié jusqu'à 50 % des patients traités par AVASTIN° dans les essais cliniques. Les réactions sont majoritairement légères à modérées et des réactions "graves" ont été rapportées chez 0,2 % des patients.
    Les patients doivent être étroitement surveillés pendant et après la perfusion d'AVASTIN°. La pré-médication systématique n'est pas justifiée. en cas de survenue d'une réaction, la perfusion doit être arrêtée et un traitement adapté instauré.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 24/06/2010
    Interaction médicamenteuse tamoxifene et antidépresseurs sérotoninergiques (fluoxétine ou paroxétine)

    L'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (Afssaps) et le Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Information sur le Médicament souhaitent vous informer sur le risque d'interaction médicamenteuse tamoxifene et antidépresseurs sérotoninergiques (fluoxétine ou paroxétine).
    Des données récentes indiquent qu'il est déconseillé d'associer le tamoxifène, un anti-estrogène indiqué dans le cancer du sein hormono-dépendant, et 2 antidépresseurs sérotoninergiques la fluoxétine (PROZAC°) et la paroxétine (DEROXAT°).
    Le mécanisme de cette interaction est pharmacocinétique impliquant le cytochrome CYP2D6. En effet, le tamoxifène est un pro-médicament qui pour être efficace doit donner naissance à un métabolite actif, essentiellement l'endoxifène, dont la formation dépend du CYP2D6. La fluoxétine et la paroxétine sont des inhibiteurs puissants du CYP2D6 et s'opposent donc à la formation de l'endoxifène.
    Deux études pharmacoépidémiologiques récentes renforcent l'hypothèse selon laquelle l'inhibition de la formation de l'endoxifène (par la fluoxétine ou la paroxétine) est associée à une réduction de l'efficacité du tamoxifène.
    Ces données préliminaires ont conduit le groupe interaction médicamenteuse de l'Afssaps à déconseiller l'association du tamoxifène avec la fluoxétine ou la paroxétine.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 07/06/2010
    Risque de réactions graves d'hypersensibilité sous complexe hydroxyde ferrique-dextran (FERRISAT°) indiqué dans le traitement de la carence martiale

    L'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (Afssaps) et le Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Information sur le Médicament souhaitent vous informer sur le risque de réactions d'hypersensibilité lié à l'administration de fer dextran.

    L'utilisation de FERRISAT°, comme celle d'autres complexes fer-glucides administrés par voie parentérale, expose les patients à des réactions graves de type anaphylactique, certaines pouvant menacer le pronostic vital.

    L'analyse des cas français (jusqu'au 15 juillet 2009) a montré des taux de notification des évènements de type allergique de 125/100 000 patients traités et de 44/100 000 pour les observations mettant en jeu le pronostic vital (grade III de la classification de Ring et Mesmer). Ces réactions de type anaphylactique surviennent dans les toutes premières minutes de l'administration et se caractérisent par l'apparition brutale d'une détresse respiratoire et/ou d'un collapsus cardiovasculaire.

    La plupart des réactions de type allergique avec mise en jeu du pronostic vital sont survenues dès la première injection de FERRISAT°, mais il existe des cas où ces réactions graves sont apparues après plusieurs perfusions. Si des manifestations d'hypersensibilité apparaissent durant l'administration, le traitement devra être arrêté immédiatement. En cas de réactions graves, l'arrêt définitif du FERRISAT° s'impose.

    Enfin, il est nécessaire de pratiquer une dose test avant d'administrer la première dose de FERRISAT° à un nouveau patient pour limiter ce risque. Pendant cette période, une surveillance clinique particulière devra être mise en place.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 20/05/2010
    Réactions graves d'hypersensibilité sous panitumumab VECTIBIX°

    L'Agence Européenne du Médicament (EMA), l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (Afssaps) et le Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Information sur le Médicament souhaitent vous informer sur le risque de réactions graves d'hypersensibilité (notamment réactions anaphylactiques et oedème de Quincke) sous panitumumab VECTIBIX°, un anticorps monoclonal IgG2 recombinant humain se liant à l'EGRF. L'EGRF favorise le développement cellulaire des tissus épithéliaux normaux et le panitumumab est indiqué, à l'heure actuelle, en monothérapie dans le cancer colo-rectal métastatique exprimant l'EGRF et présentant le gène Kras non muté (type sauvage) après échec des protocoles de chimiothérapie à base de fluoropyrimidine, oxaliplatine et irinotécan.

    En effet, de nouveaux cas de réactions d'hypersensibilité graves, en particulier des réactions anaphylactiques dont certaines d'issue fatale, ont été rapportés chez des patients traités par panitumumab depuis sa commercialisation.

    Dans l'ensemble des études cliniques, les réactions liées à la perfusion ont été signalées chez 3 % des patients traités par ce médicament dont moins de 1 % ont été de grade 2 ou de grade 4. Ces effets indésirables surviennent dans les 24 heures suivant la perfusion. Un cas d'oedème de Quincke d'issue fatale a été rapporté dans un essai clinique, deux jours après l'administration du produit chez un patient qui avait déjà présenté un oedème de Quincke six jours après l'administration du panitumumab. Plus récemment, 2 réactions fatales survenues pendant et immédiatement après la perfusion ont été observées depuis la commercialisation du panitumumab. Ces patients avaient déjà présenté des réactions d'hypersensibilité après l'administration de cétuximab et d'oxaliplatine respectivement.

    Ainsi :
    -les réactions graves liées à la perfusion sont imprévisibles et peuvent survenir subitement. Le panitumumab doit être définitivement arrêté si une réaction grave mettant en jeu le pronostic vital survient.
    -le débit de perfusion doit être réduit pendant toute la durée de perfusion chez les patients ayant déjà développé une réaction légère ou modérée liée à cette perfusion. Il est recommandé de maintenir ce débit diminué pour toute perfusion suivante.
    -on a aussi rapporté des réactions d'hypersensibilité survenues plus de 24 heures après la perfusion. Les patients doivent être informés de la possibilité de l'apparition tardive d'une réaction d'hypersensibilité et de la nécessité de contacter alors leur médecin si les symptômes d'une réaction d'hypersensibilité surviennent.
    -bien évidemment le panitumumab est contre-indiqué chez les patients ayant déjà des antécédents de réaction d'hypersensibilité à ce même médicament ou ayant présenté des effets indésirables ayant mis en jeu le pronostic vital.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 07/05/2010
    Usage inadapté et erreurs médicamenteuses associés aux dispositifs transdermiques d'Exelon°

    L'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (Afssaps) et le Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Information sur le Médicament souhaitent vous rappeler l'importance du bon usage des dispositifs transdermiques d'Exelon° (dispositifs transdermiques de rivastigmine) :

    -des cas d'erreurs médicamenteuses et d'usage inadapté des dispositifs transdermiques d'Exelon° on été rapportés dont certains ont entraîné des cas de surdosage en rivastigmine. Les symptômes liés au surdosage comprennent nausées, vomissements, diarrhée, hypertension et hallucinations.
    -les causes les plus fréquemment rapportées sont l'oubli de retrait du dispositif transdermique.
    -il est important que les professionnels de santé informent les patients et les personnes aidantes des techniques d'utilisation appropriée des dispositifs transdermiques.

    En particulier :

    * un seul dispositif transdermique par jour doit être appliqué sur une peau saine.
    * le dispositif transdermique doit être remplacé par un nouveau après 24 heures.
    * l'application du dispositif transdermique sur la même zone cutanée doit être évitée pendant 14 jours afin de limiter le risque d'irritation cutanée.
    * le dispositif transdermique ne doit pas être coupé.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 30/04/2010
    Contre-indication des mucolytiques, mucofluidifiants et HELICIDINE chez l'enfant de moins de 2 ans

    L'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (Afssaps) et le Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Information sur le Médicament veulent vous informer de la décision de contre-indication, chez l'enfant de moins de 2 ans, de l'utilisation des médicaments mucolytiques (carbocistéine, acétylcystéine), mucofluidifiants (benzoate de méglumine) et de l'HELICIDINE° .

    En effet, à la suite de plusieurs notifications de pharmacovigilance, d'encombrement respiratoire et d'aggravation de bronchiolite aigue du nourrisson avec ces médicaments, une enquête de pharmacovigilance a été mise en place pour examiner les effets indésirables de ces médicaments dans cette catégorie d'âge. Parmi les 70 cas rapportés de complications respiratoires liés à l'aggravation de l'encombrement bronchique, plus de la moitié sont survenus chez des nourrissons âgés de moins d'un an. La majorité de ces cas étaient "graves" ayant nécessité une hospitalisation.

    Ainsi, paradoxalement, chez le nourrisson, en raison d'une moindre capacité à éliminer les sécrétions spontanément par la toux, l'administration de ces médicaments (théoriquement destinés à fluidifier les sécrétions produites par les bronches) peut entraîner un sur-encombrement bronchique.

    Ainsi l'Afssaps a décidé de contre-indiquer ces médicaments chez l'enfant de moins de 2 ans. Ces médicaments ne sont plus disponibles en pharmacie pour les enfants de moins de 2 ans à partir d'aujourd'hui.

    Bien évidemment ces médicaments demeurent indiqués au-delà de cet âge.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 23/04/2010
    Recommandation de l'Agence Européenne du Médicament de retrait de l'AMM du buféxamac (PARFENAC®)

    L'Agence Européenne du Médicament, l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (Afssaps) et le Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Information sur le Médicament veulent vous informer de la recommandation de retrait par l'Agence Européenne du Médicament du buféxamac, un anti-inflammatoire non stéroïdien, indiqué en France dans le traitement symptomatique du prurit, provoqué par les manifestations inflammatoires cutanées et commercialisé sous le nom de PARFENAC® (crème).

    En fait, plusieurs enquêtes de PharmacoVigilance ont été menées depuis 1990 sur les effets indésirables de ce médicament. Elles ont mis en évidence la survenue d'allergies de contact, souvent graves et nécessitant une hospitalisation chez des patients traités par ce médicament. Malgré plusieurs restrictions d'AMM et recommandations (mise sur liste II en 2002), les dernières données de PharmacoVigilance montrent que le nombre d'effets indésirables cutanés sous ce médicament reste élevé et qu'il subsiste une utilisation hors AMM (eczéma, peaux lésées, et sans avis médical). Le nombre d'effets indésirables cutanés (eczéma notamment) reste important.

    Aux vues de ces données, l'Agence Européenne du Médicament a estimé que le rapport bénéfice-risque du buféxamac était devenu défavorable et a recommandé à la Commission Européenne de demander le retrait des AMM de tous les médicaments contenant du buféxamac en Europe.

    Dans l'attente de la décision de la Commission Européenne, l'Afssaps recommande aux prescripteurs de ne plus instaurer ni renouveler de traitement par PARFENAC®.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 09/04/2010
    Atteintes rénales sous acide zolédronique (5 mg solution pour perfusion) ACLASTA°

    L'Agence Européenne du Médicament, l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (Afssaps) et le Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Information sur le Médicament veulent vous informer du risque d'effets indésirables rénaux sous acide zolédronique (ACLASTA°).

    Le suivi de pharmacovigilance en notifications spontanées a relevé des observations d'altération de la fonction rénale après ACLASTA°. L'incidence relevée est de 18 cas pour 100 000 patients/année. Dans la majorité des cas, il existait des facteurs de risque : âge avancé, prise concomitante de diurétique ou d'autre médicament néphrotoxique (par exemple AINS) et/ou comorbidité préexistante (telle que maladie cardiovasculaire, métabolique, infection, altération de la fonction rénale, déshydratation). Certains cas ont nécessité une dialyse ou ont pu conduire au décès de certains patients qui présentaient des altérations préexistantes de la fonction rénale ou d'autres facteur de risque.

    Ainsi, afin de minimiser le risque d'effets indésirables rénaux, il convient de bien mesurer la clairance de la créatinine avant chaque administration d'ACLASTA° et de ne pas utiliser ce médicament si la valeur est inférieure à 35 ml/min. Il convient de surveiller régulièrement la fonction rénale et d'utiliser avec précaution l'ACLASTA° en association lorsqu'il est utilisé en association avec des médicaments susceptibles d'altérer la fonction rénale (une attention toute particulière doit être portée aux patients âgés et/ou recevant un diurétique). Ces derniers patients doivent être correctement hydratés avant ACLASTA°. La dose unique d'ACLASTA° ne doit pas excéder 5 mg et la durée de perfusion doit être au minimum de 15 minutes.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 12/03/2010
    Données actualisées sur TYSABRI et le risque de LEMP (leucoencéphalopathie multifocale progressive)

    L'Agence Européenne du Médicament, l'Agence Française de Sécurité Sanitaire et des Produits de Santé (Afssaps) et le Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Information sur le Médicament veulent vous informer de données actualisées sur TYSABRI et le risque de LEMP (leucoencéphalopathie multifocale progressive).
    En janvier 2010, 31 cas de leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP) on été rapportés dans le monde parmi les 66 000 patients traités par TYSABRI (natalizumab) pour une sclérose en plaques (SEP).
    Il apparaît que le risque de développer une LEMP augmente avec la durée du traitement puisque sur les 31 cas confirmés, 23 sont survenus chez des patients traités par TYSABRI pendant 2 ans ou plus soit un taux de notification d'environ 1 cas pour 1000 patients traités pendant 2 ans ou plus.

    Ces cas soulignent l'importance pour les professionnels de santé :

    * d'informer les patients du risque de LEMP au moment de l'instauration du traitement.
    * de faire pratiquer un examen par imagerie par résonnance magnétique (IRM) dans les 3 mois précédant l'instauration du traitement par TYSABRI et annuellement après le début du traitement.
    * de faire preuve d'une vigilance clinique continue tout au long du traitement.
    * de suspendre le traitement par TYSABRI dès qu'une LEMP est suspectée et d'effectuer une évaluation adaptée comprenant un examen d'imagerie par résonnance magnétique (IRM) et une ponction lombaire.
    * de suivre si possible les patients dans le cadre de registres nationaux ou d'études post commercialisation.

    Situation en France :

    Depuis la mise sur le marché en avril 2007, environ 4500 patients-année on été traités par TYSABRI. L'Afssaps a mise en place une pharmacovigilance renforcée comprenant un suivi national de pharmacovigilance et une étude épidémiologique nationale : l'étude Tysedmus (étude de cohorte de suivi des patients traités par natalizumab en France à partir des informations issues de la base de données Edmus).
    Le premier rapport intermédiaire portant sur 2 années de surveillance confirme l'efficacité de TYSABRI dans la pratique clinique. Au 15 février 2010, 14 cas de LEMP ont été rapportés. Le suivi de l'évolution clinique de ces patients est en cours.

    Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 11/03/2010
    Carnet patiente obligatoire

    L'Agence Européenne du Médicament, l'Agence Française de Sécurité Sanitaire et des Produits de Santé (Afssaps) et le Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Information sur le Médicament veulent vous informer de la mise en place d'un carnet patiente obligatoire dans la prescription d'isotrétinoïne.

    L’isotrétinoïne, indiquée dans le traitement des acnés sévères (acné nodulaire, conglobata ou acné susceptible d’entraîner des cicatrices définitives) qui résistent aux traitements classiques de première intention expose au risque de malformations graves du fœtus en cas de grossesse en cours de traitement ou dans le mois qui suit l’arrêt de traitement.

    L’Afssaps a mis en place depuis 1996. un suivi de pharmacovigilance régulier. Les résultats de la derniere enquête montrent une augmentation importante des grossesses débutant pendant le traitement, par rapport à l’enquête précédente. Les conditions de prescription et de délivrance des médicaments à base d’isotrétinoïne orale ont en conséquence été renforcées avec la mise en place du carnet-patiente. Ainsi, les mentions obligatoires (date et résultat du test de grossesse, méthode de contraception) qui figuraient jusqu’alors sur l’ordonnance, doivent désormais être reportées uniquement dans le carnet-patiente.

    A partir du 15 mars 2010, les prescriptions et les délivrances d’isotrétinoïne seront conditionnées par la présentation du carnet-patiente, après vérification des mentions obligatoires :

    · Les patientes devront ainsi présenter leur carnet à chaque consultation et lors de chaque délivrance de médicament.
    · Le carnet-patiente reportera systématiquement la date et les résultats des tests de grossesses.
    · Avant toute délivrance, les pharmaciens devront s’assurer que le carnet-patiente mentionne la date du test de grossesse et que l’ordonnance date de moins de 7 jours. Ils ne devront pas délivrer le médicament ces conditions ne sont pas respectées.

    Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 22/01/2010
    Alerte sur la suspension d'autorisation de mise sur le marché de la sibutramine (SIBUTRAL)

    L'Agence Européenne du Médicament, l'Agence Française de Sécurité Sanitaire et des Produits de Santé (Afssaps) et le Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Information sur le Médicament veulent vous informer de la suspension de l'autorisation de la mise sur le marché de la sibutramine commercialisée sous le nom de SIBUTRAL et indiquée comme adjuvant chez les patients présentant une obésité nutritionnelle ou un indice de masse supérieure supérieur ou égal à 30 kg/m2. Avec ce médicament sympatomimétique et apparenté pharmacodynamiquement aux amphétamines, plusieurs alertes de pharmacovigilance avaient posé la question de la sécurité cardio-vasculaire de ce médicament. Ainsi, une étude pharmacoépidémiologique appelée SCOUT (Sibutramine Cardiovascular OUTcomes Trial) a été demandée par les autorités règlementaires à la firme pharmaceutique. Cette étude qui a inclus 9 805 patients suivis durant plus de 5 ans a montré un sur-risque de complication cardio-vasculaire (accident vasculaire cérébral ou crise cardiaque) chez les patients traités par sibutramine par rapport au placebo. Par ailleurs, la perte sous sibutramine s'est révélée modeste dans cette étude et, souvent, ne s'est pas maintenue après l'arrêt du médicament.

    Ainsi, l'Agence Européenne considère comme défavorable le rapport bénéfice/risque de la sibutramine et recommande à la commission européenne de suspendre l'AMM des spécialités contenant la sibutramine.

    Il convient donc de ne plus engager ou de renouveler un traitement par sibutramine. Pour les patients actuellement traités par sibutramine (environ 5500 en France en 2009) , il convient de consulter sans urgence le médecin traitant afin de réévaluer la prise en charge de leur surpoids.

    Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 17/12/2009
    Alerte sur la suspension de mise sur le marché des gels contenant du kétoprofène

    En accord avec l'Agence Française de Sécurité Sanitaire et des Produits de Santé (Afssaps), le Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Information sur le Médicament souhaite vous informer de la suspension de mise sur le marché des gels contenant du kétoprofène.

    Le kétoprofène est un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) commercialisé en France sous forme de gel depuis 1993. Des cas de photoallergie (réactions cutanées exagérées et/ou anormales à la lumière), souvent graves, ont été rapportés chez des patients traités par des gels contenant du kétoprofène dès leur commercialisation. Ces réactions se présentent le plus souvent sous la forme d'eczéma et de bulles pouvant s'étendre au-delà de la zone d'application. Leur gravité peut conduire à des hospitalisations et à des arrêts de travail.

    En 2003, l'Afssaps a adressé une lettre aux professionnels de santé afin de leur rappeler les précautions d'emploi inhérentes à l'administration des gels contenant du kétoprofène. La persistance de la survenue et de la déclaration de ces cas, malgré la prise de ces nombreuses mesures, a conduit l'Afssaps à déclencher la réévaluation du rapport bénéfice/risque des gels de kétoprofène. Selon les données de sécurité disponibles au moment de cette réévaluation, 371 cas d'effets indésirables, dont 62 % étaient graves, ont été rapportés de janvier 2001 à février 2009 chez des patients traités avec un gel contenant du kétoprofène.

    Par ailleurs, un nouvel élément est apparu lors de cette évaluation : les données disponibles montrent l'existence d'une allergie associée à l'octocrylène, une substance utilisée comme filtre solaire. En effet, l'application consécutive d'un produit contenant de l'octocrylène, chez des patients ayant développé une réaction de photoallergie au kétoprofène par le passé, a conduit dans plusieurs cas à l'apparition d'un nouvel épisode de photoallergie (en l'absence application concomitante d'un gel contenant du kétoprofène).

    Dans ces conditions, l'Afssaps a décidé de suspendre l'AMM de toutes les spécialités sous forme de gel contenant du kétoprofène dans l'attente des résultats de la procédure de réévaluation européenne. Cette mesure prend effet le 12 janvier 2010 et s'accompagne d'un retrait des lots disponibles sur le marché.

    Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 25/11/2009
    Alerte sur la suspension de l'AMM des médicaments contenant du benfluorex MEDIATOR

    En accord avec l'Agence Française de Sécurité Sanitaire et des Produits de Santé (Afssaps), le Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Information sur le Médicament souhaite vous informer de la suspension de l'Autorisation de Mise sur le Marché des médicaments contenant du benfluorex MEDIATOR°.

    Cette décision a été justifiée, d'une part par la mise en évidence d'effets indésirables rares mais graves (à type d'hypertension artérielle pulmonaire et de valvulopathie cardiaque), et d'autre part par une réévaluation de l'efficacité de ce médicament mettant en évidence une efficacité modeste du benfluorex dans la prise en charge du diabète de type 2.

    Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 28/10/2009
    Alerte sur le risque d'interaction entre le clopidogrel ( PLAVIX° ) et les Inhibiteurs de la Pompe à Protons (IPP)

    L'Agence Européenne du Médicament (EMEA), l'Agence Française de Sécurité Sanitaire et des Produits de Santé (Afssaps) et le Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Information sur le Médicament souhaitent vous informer du risque d'interaction entre le clopidogrel (PLAVIX°) et les Inhibiteurs de la Pompe à Protons (IPP) : cette interaction peut diminuer l'efficacité du clopidogrel. Ainsi, la prise concomitante d'un IPP et de clopidogrel doit être évitée, sauf en cas de nécessité absolue.

    En revanche, il n'existe pas d'élément de pharmacocinétique ou de pharmacoépidémiologie suggérant l'existence d'une telle interaction avec les autres substances réduisant l'acidité gastrique, comme les antagonistes des récepteurs H2 de l'histamine (hormis la cimétidine) ou les anti-acides.

    Sur le plan pharmacodynamique, cette interaction s'explique par l'inhibition de l'iso-enzyme CYP2C19 du cytochrome P450 par les IPP. Le clopidogrel est un pro-médicament, métabolisé par le foie, en partie par cette iso-enzyme (CYP2C19) avant d'être biologiquement actif dans la prévention des éléments thrombotiques artériels. De plus, des variations génétiques du CYP2C19 peuvent être la cause d'une réponse variable au clopidogrel.

    Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 21/10/2009
    Information importante de pharmacovigilance sur le syndrome de Lyell et syndrome DRESS associés à l'utilisation d'INTELENCE°

    L'Afssaps et le Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de PharmacoEpidémiologie et d'Information sur le Médicament veulent vous informer du risque de syndrome de Lyell (nécrolyse épidermique toxique) et de syndrome de DRESS (éruption cutanée éosinophile syndrome systémique) associé à l'utilisation d'étravirine INTELENCE°, un inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse.

    En effet, des cas de syndrome d'hypersensibilité sévère dont des DRESS et des Lyell d'évolution parfois fatale ont été rapportés avec ce médicament.

    En conséquence, il convient d'arrêter immédiatement ce médicament si une éruption cutanée ou une réaction d'hypersensibilité est suspectée.

    Un retard dans l'arrêt de l'INTELENCE° après l'apparition d'une éruption cutanée sévère peut mettre en jeu le pronostic vital.

    Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 24/07/2009
    Alerte sur les troubles du comportement avec des médicaments dopaminergiques

    L'Afssaps et le centre Midi-Pyrénées de pharmacovigilance, de pharmacoépidémiologie et d'information sur le médicament veulent vous informer de troubles du comportement (dépendance aux jeux, comportements répétitifs, achats compulsifs, hypersexualité) rapportés chez des patients traités par des médicaments dopaminergiques indiqués essentiellement dans la maladie de Parkinson.

    En France, à la date du 1er décembre 2008, une centaine de cas de troubles compulsifs à type de jeu pathologique (dépendance aux jeux, notamment de hasard et d'argent se traduisant par une pratique inadaptée, persistante et répétée du jeu), punding (comportements répétitifs sans buts), augmentation de la libido ou hypersexualité, ont été rapportés chez des patients traités avec un ou plusieurs médicaments dopaminergiques. La majorité des cas sont survenus chez des patients traités dans le cadre d'une maladie de Parkinson.

    Il s'agit des effets indésirables dits "de classe", c'est à dire qu'ils concernent l'ensemble des médicaments de cette classe médicamenteuse. Ces effets indésirables peuvent avoir des conséquences graves, notamment sociales, professionnelles et familiales. Par ailleurs, ils sont très majoritairement rapportés chez des patients parkinsoniens traités par des posologies élevées de médicament dopaminergique ou lors d'association de plusieurs médicaments dopaminergiques. Ils sont généralement réversibles après diminution des doses ou l'arrêt du traitement dopaminergique. Les notices situées dans les conditionnements des médicaments et destinées aux patients ont également été modifiées afin d'informer au mieux de ce risque les patients et leur entourage.

    Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 26/06/2009
    Alerte sur le retrait progressif de l'association dextropropoxyphène/paracétamol

    L'Afssaps et le centre Midi-Pyrénées de pharmacovigilance, de pharmacoépidémiologie et d'information sur le médicament veulent vous informer du retrait progressif de l'association dextropropoxyphène/paracétamol.
    Le Comité des médicaments à usage humain de l'EMEA (Agence Européenne d'évaluation des médicaments) a émis un avis défavorable au maintien sur le marché des médicaments contenant du DXP (dextropropoxyphène). Cet avis, s'il est confirmé par la Commission Européenne, conduira au retrait du marché de toutes les spécialités contenant du DXP dans l'Union Européenne. Ce retrait sera progressif pour permettre aux pays concernés de prendre les dispositions nécessaires à sa mise en oeuvre dans de bonnes conditions. L'Afssaps envisage que le retrait définitif des spécialités pharmaceutiques contenant du DXP intervienne dans un délai de l'ordre d'un an afin notamment de permettre aux professionnels de santé d'envisager la meilleure alternative antalgique pour leurs patients, dans le cadre des recommandations de prose en charge de la douleur qui seront définies par un groupe d'experts.

    Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 18/06/2009
    Information importante concernant les érythroblastopénies associées à CellCept°

    En accord avec l'Agence Européenne du Médicament (EMEA) et l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (Afssaps), Roche souhaite vous informer de nouvelles données de pharmacovigilance concernant les érythroblastopénies associées à CellCept° (mycophénolate mofétil).

    CellCept° est un immunodépresseur indiqué en association à la ciclosporine et aux corticoïdes, pour la prévention des rejets aigus d'organe chez les patients ayant bénéficié d'une allogreffe rénale, cardiaque ou hépatique. Une diminution de la posologie ou l'arrêt du traitement par CellCept° doit être envisagée chez les patients développant une érythroblastopénie. Toute modification du traitement par CellCept° doit être entreprise sous la surveillance d'un médecin spécialiste.

    Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 29/05/2009
    Alerte sur l'isotrétinoïne orale : renforcement du programme de prévention des grossesses et rappel sur la survenue éventuelle de trouble psychiatrique

    L'Afssaps et le centre Midi-Pyrénées de pharmacovigilance, de pharmacoépidémiologie et d'information sur le médicament veulent vous rappeler des informations importantes sur le caractère tératogène (risque de malformations graves du foetus) de l'isotrétinoïne et sur l'importance de la surveillance des patients sur le plan psychiatrique.

    L'isotrétinoïne (CURACNE°, PROCUTA°, CONTRACNE° et isotrétinoïne Teva°) est autorisée dans le traitement des acnés rebelles, résistantes à des cures de traitement comportant des antibiotiques par voie orale et un traitement local.

    L'isotrétinoïne expose à un risque de malformations graves du foetus :
    -en raison de ce caractère tératogène, un programme de prévention des grossesses a été mis en place en France, puis dans l'ensemble des pays de l'union européenne. Malgré cela, des cas de grossesse continuent à être rapportés chez des femmes traitées.
    En conséquence, de nouvelles mesures de minimisation du risque sont mises en place. Il s'agit d'un carnet patiente rappelant les conditions du programme de prévention des grossesses et une brochure sur la contraception qui sera remis à toutes les patientes en âge d'avoir des enfants. Il est rappelé la nécessité d'utiliser une contraception efficace depuis au moins quatre semaines et de présenter un test sérologique de grossesse négatif réalisé dans les trois jours précédant la première prescription. Les patientes devront présenter leur carnet à chaque consultation et lors de chaque délivrance ; il y sera reporté systématiquement la date et les résultats des tests de grossesse.

    Les troubles psychiatriques ont été rapportés sous isotrétinoïne :
    -l'éventualité de la survenue de trouble dépressif et de comportement suicidaire sous isotrétinoïne nécessite une vigilance. Depuis la commercialisation de l'isotrétinoïne en France, une centaine d'observations de trouble psychiatrique ont été rapportés au réseau national de pharmacovigilance, notamment chez des adolescents et des jeunes adultes. Le lien de causalité n'a cependant pas pu être établi. Il est donc nécessaire avant le début du traitement d'informer tous les patients (hommes et femmes) sur le risque possible de survenue de trouble psychiatrique lors d'un traitement par isotrétinoïne et de porter une attention particulière chez les patients aux antécédents personnels et familiaux de trouble psychiatrique.

    Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 24/02/2009
    Rappel sur la contre-indication des AINS à partir du début du 6 ème mois de la grossesse, quelle que soit la voie d’administration

    L'Afssaps et le Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de Pharmacoépidémiologie et d'Information sur le Médicament veulent vous rappeler la contre- indication des AINS à partir du début du 6 ème mois de la grossesse, quelle que soit la voie d’administration.
    Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont responsables d’une toxicité foetale et néonatale grave, voire fatale qui consiste essentiellement en une vasoconstriction cardiopulmonaire et rénale foetales :

    Constriction du canal artériel in utero pouvant provoquer :
    - une mort foetale in utero liée à la constriction complète et brutale du canal artériel, même lors de prises très brèves, voire en prise unique, à posologie usuelle. Le risque est d’autant plus important que la prise est proche du terme
    - une insuffisance cardiaque droite foetale avec hypertension artérielle pulmonaire liée à la constriction partielle du canal artériel dont l’évolution peut être mortelle chez le nouveau né.

    Toxicité rénale parfois irréversible se traduisant par une diminution du liquide amniotique chez le fœtus (oligoamnios ou un anamnios) et une insuffisance rénale chez le nouveau né.

    Ces atteintes sont consécutives à une inhibition de synthèse des prostaglandines foetales due aux AINS pris par la mère.

    Rappelons que le passage systémique des AINS par voie cutanée n’est pas négligeable.
    Ce passage est d’autant plus important que l’application s’effectue sur une surface cutanée importante, en pansement occlusif ou de façon répétée, y compris en usage professionnel comme par exemple par les femmes kinésithérapeutes enceintes.

    En raison de la gravité des effets indésirables fœtaux et néonatals lors de leur utilisation pendant la grossesse,
    • l’utilisation des AINS est contre-indiquée à partir du début du 6ème mois de la grossesse (à partir de 24 semaines d’aménorrhée) ; • cette contre-indication concerne tous les AINS, y compris l’aspirine lorsque la posologie est supérieure ou égale à 500mg/j et les inhibiteurs de COX2, qu’ils soient sur prescription médicale ou en vente libre et quelle que soit la voie d’administration, même la voie cutanée;
    • Une attention particulière est nécessaire pour éviter toute automédication avec les AINS pendant cette période à risque ;
    • Une alternative à ces médicaments existe, quel que soit le terme de la grossesse.

    Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire.

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr



    - 20/02/2009
    Information importante de Pharmacovigilance sur RAPTIVA°

    L'Agence Européenne du Médicament et le Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de Pharmacoépidémiologie et d'Information sur le Médicament veulent vous informer sur la suspension d'AMM du RAPTIVA°.
    L'efaluzimab (Raptiva°) est un anticorps monoclonal humanisé recombinant, autorisé en Europe depuis septembre 2004 indiqué dans le traitement des patients adultes atteints de psoriasis en plaques, modéré à sévère chronique.
    Depuis septembre 2008, 3 cas de leucoencéphalopathie multifocale progresive (LEMP), dont deux d'évolution fatale, ont été rapportés chez des patients traités depuis plus de 3 ans (2 aux USA, un en Europe). Au vu de l'ensemble des données disponibles, le comité des médicaments humains de l'EMEA (CHMP) a conclu que le rapport bénéfice-risque de raptiva° est devenu défavorable.
    En France, environ 1500 patients ont été traités par raptiva°. Aucun cas de LEMP n'a été rapporté en France.
    L'Afssaps demande aux prescripteurs de ne plus instaurer de traitement par Raptiva° et de surveiller la survenue de symptômes neurologiques et infectieux chez les patients traités par Raptiva° pendant une période de 8 à 12 semaines après l'arrêt du traitement.

    Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire.

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr



    - 04/02/2009
    Information importante de Pharmacologie sur le FARESTON°

    L'Agence Européenne du Médicament et le Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de Pharmacoépidémiologie et d'Information sur le Médicament veulent vous informer de la contre-indication nouvelle du torémifène FARESTON° en cas de risque d'allongement du segment QT.
    En effet, un certain nombre de données pré-cliniques et cliniques ont montré la possibilité d'allongement de l'espace QT avec ce médicament qui fait partie de la classe des anti-estrogènes et qui est indiqué en première intention dans le traitement hormonal du cancer métastatique du sein hormono-sensible de la femme ménopausée (présentant des récepteurs aux estrogènes). Ainsi, l'utilisation du torémifène doit être contre-indiquée qu'en cas d'allongement du segment QT, de troubles hydro électrolytiques (en particulier une hypokaliémie), de bradycardie cliniquement significative, mais aussi d'insuffisance cardiaque avec diminution de la fraction d'éjection ventriculaire gauche ou encore d'antécédent d'arythmie symptomatique. Il convient également d'éviter l'association concomitante de torémifène et d'autre médicament allongeant l'espace QT.

    Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire.

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr



    - 12/12/2008
    Information importante de Pharmacologie sur les neuroleptiques et personnes âgées

    L'Agence Européenne du Médicament a analysé les résultats de 2 études pharmacoépidémiologiques récentes (CAMI 2007, 176, 627 et Ann. Intern. Méd. 2007, 146, 775) incluant 60 000 patients qui mettent en évidence une augmentation du risque de mortalité chez des patients âgés atteints de démence traités par les neuroleptiques (antipsychotiques) "classiques". Les causes de ces décès sont cardiovasculaires, cérébrovasculaires, infectieuses et/ou sont la conséquence directe de chutes.
    Cette analyse indique donc que le risque, mis en évidence dès 2004 avec les neuroleptiques (antipsychotiques ) atypiques existe également avec les neuroleptiques classiques (conventionnels).
    L'Afssaps rappelle que la prise en charge médicamenteuse des patients atteints de démence de type Alzheimer repose sur l'utilisation des anticholinestérasiques pour les formes légères et modérées et de la mémantine pour les formes modérées à sévères.
    Ce n'est qu'en cas d'agressivité persistante, après l'échec des mesures non pharmacologiques, dans les formes modérées à sévères de la démence de type Alzheimer qu'un traitement neuroleptique à faible dose et à court terme peut être utilisé surtout lorsqu'il existe des symptômes psychotiques (délires, hallucinations). La prescription de ces médicaments doit être réévaluée régulièrement.

    Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire.

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr



    - 06/11/2008
    Information importante de Pharmacologie sur ARAII, IEC et grossesse

    En dépit de la contre-indication à l’utilisation d’Antagonistes des Récepteurs à l’ Angiotensine II (ARAII) ou d’Inhibiteurs de l’Enzyme de Conversion (IEC) au 2ème et/ou 3ème trimestre de la grossesse en raison d’effets foetotoxiques et néonatals graves (Bip31.fr, 2003, 9: 6; Bip31.fr, 2008, 15: 7), des effets indésirables graves (voire mortels) consécutifs à une exposition à un ARAII ou à un IEC au-delà du 1er trimestre de la grossesse continuent d’être rapportés au réseau français de pharmacovigilance et dans la littérature.
    L'Agence française Sanitaire des Produits de Santé souhaite rappeler aux médecins prescripteurs, aux pharmaciens et aux sages-femmes que :

    Au cours des 2ème et 3ème trimestres de la grossesse : l’utilisation d’ARAII ou d’IEC est contre-indiquée.
    • La découverte d’une grossesse chez une patiente traitée par ARAII ou IEC doit conduire à l’arrêt immédiat du médicament quel que soit le trimestre d’exposition et à la substitution par une autre classe d’anti-hypertenseur.
    • Il est recommandé d’informer les patientes en âge de procréer des effets foetotoxiques des ARAII et des IEC et de la nécessité de modifier le traitement anti-hypertenseur en cas de désir de grossesse.

    Par ailleurs, par mesure de prudence, l’utilisation des ARAII et des IEC au cours du 1er trimestre est déconseillée et il est recommandé de substituer l’ARA II ou l’IEC en cas de désir de grossesse ou dès que la grossesse est découverte.

    Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr



    - 03/11/2008
    Information importante de Pharmacologie sur l'Equanil° intramusculaire

    L'Agence française Sanitaire des Produits de Santé a réévalué le rapport bénéfice/risque du méprobamate EQUANIL° 400/5ml solution injectable par voie intramusculaire, ce qui a conduit à :
    -restreindre les indications de cette forme injectable : ce médicament est désormais indiqué en deuxième intention que dans les états aigus d'anxiété ou d'agitation avec une durée de traitement la plus courte possible (de préférence limitée à 3 jours). L'indication "prédelirium, delirium tremens" est supprimée.
    -ajouter comme précaution d'emploi la phase aigue des accidents vasculaires cérébraux dans laquelle cette forme n'est pas recommandée.
    -ajouter une contre-indication : pas d'administration par voie intraveineuse en raison de la survenue d'effets indésirables graves (insuffisance respiratoire, coma).

    Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire.

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr.



    - 23/10/2008
    Suspension de mise sur le marche de RIMONABANT ACOMPLIA°

    A partir du 23 octobre 2008 le rimonabant ACOMPLIA° a vu son Autorisation de Mise sur le Marché suspendue. Ces données viennent de la réévaluation du rapport bénéfice/risque conduite par l'Agence Européenne d'Evaluation des Médicaments (EMEA). Les données montrent que le bénéfice est moins important que ce qui a été mis en évidence dans les essais cliniques. Parmi les effets indésirables, des troubles dépressifs parfois sévères peuvent survenir, y compris chez des patients sans antécédent psychiatrique. Donc en conséquence, l'EMEA a considéré que le rapport bénéfice/risque de ce médicament était devenu défavorable.

    Nous vous rappelons que tout effet indésirable grave ou inattendu susceptible d'être lié à la prise d'un médicament doit être obligatoirement déclaré au Centre Midi-Pyrénées de Pharmacovigilance, de Pharmacoépidémiolgie et d'Information sur le médicament (mail : pharmacovigilance.toulouse@cict.fr ).



    - 14/08/2008
    Risque de survenue de leuco-encéphalopathies multifocales progressives (LEMP) sous natalizumab TYSABRI®

    L’Agence Européenne du Médicament, l'Afssaps et le Centre Midi-Pyrénées de Pharmacovigilance, de Pharmacoépidémiologie et d'Information sur le Médicament souhaitent vous informer du risque de survenue de leuco-encéphalopathies multifocales progressives (LEMP) sous natalizumab TYSABRI®.

    TYSABRI® (natalizumab) est un anticorps monoclonal anti-alpha 4-intégrine humanisé, indiqué en monothérapie dans le traitement de fond des formes très actives et d’évolution rémittente-récurrente de le sclérose en plaques (SEP) chez des patients adultes uniquement.

    Fin juillet 2008, l’Agence Européenne du Médicament (EMEA) et l’AFSSAPS ont été informées de la survenue, en Europe (Allemagne et Suède), de deux cas de leuco-encéphalopathies multifocales progressives (LEMP) chez des patients traités par TYSABRI®, en monothérapie depuis environ 14 et 17 mois respectivement. Dans ces deux cas, le diagnostic a été confirmé sur la base d’une association de signes cliniques, de symptômes, d’une IRM et de la détection de l’ADN du virus JC dans le liquide céphalorachidien. Les deux patients ont suivi une plasmaphérèse afin d’éliminer TYSABRI® de la circulation sanguine et sont tous deux étroitement suivis.

    Ces nouvelles données de Pharmacovigilance font l’objet d’une évaluation et seront examinées par l’EMEA et les autorités de santé européennes en septembre 2008.

    Suite à la survenue de ces deux cas, nous vous rappelons les recommandations liées à l’utilisation du TYSABRI® :

    1)    En cas d’apparition d’une LEMP, le traitement par TYSABRI® doit être définitivement arrêté.
    2)    TYSABRI® doit être prescrit en respectant strictement le résumé des caractéristiques du produit (RCP) et le Guide de Prescriptions pour la prise en charge des patients présentant une sclérose en plaques et traité par TYSABRI®.
    3)    Les patients traités par TYSABRI® doivent être surveillés à intervalles réguliers, afin de détecter l’apparition ou l’aggravation de symptômes neurologiques pouvant évoquer une LEMP.
    4)    En cas d’apparition de nouveaux symptômes neurologiques, le médicament doit être suspendu tant que le diagnostic de LEMP n’a pas été exclu.

    Nous vous rappelons que tout effet indésirable grave ou inattendu susceptible d’être lié à la prise de TYSABRI® doit être obligatoirement déclaré au centre Midi-Pyrénées de Pharmacovigilance et de Pharmaco-épidémiologie et d’Informations sur le médicament. Mel : pharmacovigilance.toulouse@cict.fr

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr à la rubrique "Sécurité sanitaire et Vigilance" "Le point sur".



    - 10/07/2008
    Information de Pharmacovigilance concernant la varénicline CHAMPIX°

    L’Agence Européenne du Médicament, l'Afssaps et le Centre Midi-Pyrénées de Pharmacovigilance, de Pharmacoépidémiologie et d'Information sur le Médicament souhaitent vous informer des données récentes de pharmacovigilance sous varénicline CHAMPIX°.

    La varénicline CHAMPIX° est un agoniste partiel des récepteurs nicotiniques indiquée dans l'aide au sevrage tabagique chez l'adulte. Un bilan de pharmacovigilance réalisé fin mars 2008 après 14 mois de commercialisation a concerné les 1700 notifications d'effet indésirable sur 468 000 patients traités durant cette période. Les effets indésirables "graves" concernent également les troubles psychiatriques (24 cas ; le risque d'infarctus du myocarde a été rajouté dans la notice en 2007), neurologiques (16 cas tels que crise d'épilepsie ou perte de connaissance), mais également psychiatriques (92 cas). Les troubles psychiatriques graves concernent pour l'essentiel les idées et les comportements suicidaires. Les délais de survenue de ces troubles psychiatriques sont variables et se répartissent tout au long du traitement. Seuls quelques cas sont survenus après l'arrêt. Lorsque l'information est précisée dans le formulaire de notification, l'évolution est favorable à l'arrêt du médicament.

    La plupart des patients ayant développé des troubles psychiatriques graves ne présentaient pas d'antécédent psychiatrique connu avant la prise du CHAMPIX°. Plus de 50 % des patients avaient totalement arrêté ou fortement diminué leur consommation de tabac au moment de la survenue de l'effet indésirable. Ces données confirment les observations internationales et ne permettent pas de mettre en évidence les facteurs de risque de comportement suicidaire.

    N'oubliez pas par ailleurs de déclarer au Centre Midi-Pyrénées de Pharmacovigilance, de Pharmacoépidémiologie et d'Information sur le Médicament les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice/risque des médicaments.
    Mel : pharmacovigilance.toulouse@cict.fr

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr.



    - 10/07/2008
    Information de Pharmacovigilance concernant le RIVOTRIL

    A la suite de l'enquête nationale réalisée par le CEIP de Marseille, entre 1998 et 2006, révélant une augmentation importante des cas d'abus, de pharmacodépendance et d'usage détourné, les laboratoires Roche, à la demande de l'Afssaps, a diffusé hier aux médecins généralistes, aux neurologues, pédiatres, pharmaciens, psychiatres une lettre qui rappelle que RIVOTRIL est uniquement indiqué dans la prise en charge de l'épilepsie.

    Afin de limiter les risques d'usage détourné, d'abus et de pharmacodépendance, le conditionnement des comprimés de RIVOTRIL est remplacé par un conditionnement en boîte de 28 comprimés.

    Ce courrier ainsi que les mentions légales sont disponibles également sur le site de l'Afssaps :

    http://afssaps.sante.fr/htm/10/filltrpsc/ddl-rivotril-072008.htm



    - 26/05/2008
    Information de Pharmacovigilance concernant la survenue d'atteinte hépatique sous natalizumab TYSABRI°

    L’Agence Européenne du Médicament, l'Afssaps et le Centre Midi-Pyrénées de Pharmacovigilance, de Pharmacoépidémiologie et d'Information sur le Médicament souhaitent vous informer du risque d'atteinte hépatique "grave" sous natalizumab TYSABRI°, anticorps monoclonal, indiqué dans le traitement des formes très actives de sclérose en plaques rémittente-récurrente. Depuis sa mise sur le marché, la pharmacovigilance a mis en évidence des signes d'atteinte hépatique qui peuvent se traduire par une augmentation des taux sériques et des enzymes hépatiques et de la bilirubine totale survenant dès le 6e jour après la première injection. Ce type d'élévation a été également observé plus tardivement au cours du traitement. Dans certains cas, la réintroduction a été positive. Il faut cependant signaler qu'aucun cas de décès ou de transplantation hépatique n'a été, à ce jour, rapporté parmi les cas d'atteinte hépatique.

    L'incidence de ces effets indésirables "graves" n'est pas connu mais ces effets indésirables s'avèrent probablement "rares" (selon la définition officielle).

    Ainsi il convient de mettre en place une surveillance appropriée afin de déceler tout trouble hépatique chez les patients traités par natalizumab.

    N'oubliez pas par ailleurs de déclarer au Centre Midi-Pyrénées de Pharmacovigilance, de Pharmacoépidémiologie et d'Information sur le Médicament les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice/risque des médicaments.
    Mel : pharmacovigilance.toulouse@cict.fr

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr.



    - 16/05/2008
    Information de pharmacovigilance concernant la contre indication du VELCADE°

    L’Agence Européenne du Médicament, l'Afssaps et le Centre Midi-Pyrénées de Pharmacovigilance, de Pharmacoépidémiologie et d'Information sur le Médicament souhaitent vous informer que le bortézonib VELCADE° un inhibiteur du protéasone indiqué en monothérapie dans le myélome multiple est désormais contre-indiqué chez les patients présentant une pneumopathie infiltrative diffuse aigue ou encore une atteinte péricardique.

    N'oubliez pas par ailleurs de déclarer au Centre Midi-Pyrénées de Pharmacovigilance, de Pharmacoépidémiologie et d'Information sur le Médicament les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice/risque des médicaments.
    Mel : pharmacovigilance.toulouse@cict.fr

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr.



    - 28/04/2008
    Information de pharmacovigilance concernant les antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II (ARA II) et inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC)

    L’Agence Européenne du Médicament, l'Afssaps et le Centre Midi-Pyrénées de Pharmacovigilance, de Pharmacoépidémiologie et d'Information sur le Médicament vous informent que les antihypertenseurs antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II (ARA II) et inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC), déjà strictement contre-indiqués pendant le deuxième et troisième trimestre de grossesse sont désormais déconseillés lors du premier trimestre. En effet, une faible augmentation du risque de malformations cardiaques a été mise en évidence lors d’exposition au cours du premier trimestre de grossesse dans une étude. Des données complémentaires sont nécessaires pour confirmer ce risque.
    Rappelons que ces médicaments peuvent être aussi responsables d’atteinte de la fonction rénale fœtale avec oligoamnios et parfois mort in utero ou insuffisance rénale néonatale irréversible lors d’utilisation au deuxième et troisième trimestres de grossesse.

    N'oubliez pas par ailleurs de déclarer au Centre Midi-Pyrénées de Pharmacovigilance, de Pharmacoépidémiologie et d'Information sur le Médicament les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice/risque des médicaments.
    Mel : pharmacovigilance.toulouse@cict.fr

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr.



    - 16/04/2008
    Information de pharmacovigilance et de pharmacodépendance concernant la Méthadone gélule

    L'Afssaps et le Centre Midi-Pyrénées de Pharmacovigilance, de Pharmacoépidémiologie et d'Information sur le Médicament ainsi que le Centre Midi-Pyrénées d'Evaluation et d'Information sur la Pharmacodépendance vous informe de la commercialisation du chlorhydrate de méthadone sous forme de gélule (dosé à 1, 5, 10, 20 et 40 mg) dans l'indication du traitement de substitution des pharmacodépendances majeures aux opiacés.
    Les gélules de méthadone sont réservées aux patients préalablement traités par le sirop de méthadone. La forme sirop reste la forme utilisée lors de l'instauration du traitement. Seuls les patients stabilisés, notamment au plan médical, et les conduites addictives, pourront bénéficier d'un passage à la gélule. Dans tous les cas, le passage à la gélule ne pourra se faire qu'à l'issue d'une période d'au moins un an de traitement par le sirop de méthadone. En cas de mésusage de la gélule (tentatives d'ingestion, usages illicites), le médecin devra obligatoirement arrêter le traitement par la gélule et prescrire à nouveau au patient la méthadone sous forme sirop ou envisager un autre traitement.

    N'oubliez pas par ailleurs de déclarer au Centre Midi-Pyrénées de Pharmacovigilance, de Pharmacoépidémiologie et d'Information sur le Médicament les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice/risque des médicaments.
    Mel : pharmacovigilance.toulouse@cict.fr
    N'oubliez pas non plus de déclarer tout cas grave d'abus ou de pharmacodépendance au Centre Midi-Pyrénées d'Evaluation et d'Information sur la Pharmacodépendance (CEIP).
    Mel : ceip.toulouse@cict.fr

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr.



    - 14/03/2008
    Information importante de pharmacovigilance concernant la MOXIFLOXACINE ( Izilox° )

    L'Agence Européenne du Médicament, l'Afssaps et le Centre midi-Pyrénées de Pharmacovigilance, de Pharmacoépidémiologie et d'Information sur le médicament souhaite vous informer de la mise à jour des données de pharmacovigilance concernant la MOXIFLOXACINE (Izilox°). Ce médicament appartient à la classe des fluoroquinolones et est indiqué dans les infections bactériennes suivantes :
    - exagérations aigues de la bronchite chronique,
    -pneumopathies communautaires à l'exception des formes sévères,
    -sinusites aigues bactériennes correctement documentées.
    Dans l'indication "pneumopathies communautaires à l'exception des formes sévères", la commission de transparence a conclu à une amélioration du Service Médical Rendu modeste (ASMR de niveau 3) par rapport à la stratégie thérapeutique habituellement utilisée (amoxicilline en l'absence de facteurs de risque ou amoxicilline + acide clavulanique en présence de facteurs de risque) compte tenu de son activité sur le pneumocoque Peni-R. Dans les autres indications, ce médicament n'apporte pas de Service Médical Rendu (ASMR de niveau 5).
    Le suivi de pharmacovigilance a conduit à la mise en évidence de 2 types d'effets indésirables :
    -d'une part, la possibilité d'hépatites fulminantes pouvant aboutir à une insuffisance hépatique grave,
    -d'autre part, de réactions cutanées bulleuses à type de syndrome de Stevens-Jhonson ou de syndrome de Lyell.
    Les agences de régulation rappellent donc la nécessité d'être attentif au premier signe ou symptôme d'atteinte hépatique ou de manifestation cutanée bulleuse. Elle recommande de tenir compte des recommandations officielles concernant l'utilisation appropriée de ce médicament.
    Par ailleurs, il convient de rappeler que la MOXIFLOXACINE est contre-indiquée chez les patients insuffisants hépatiques sévères (Child Pugh C) et chez les patients ayant un taux de transaminases 5 fois supérieur à la normale.
    Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire.
    N'oubliez pas par ailleurs de déclarer au Centre Midi-Pyrénées de Pharmacovigilance, de Pharmacoépidémiologie et d'information sur le médicament les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice/risque des médicaments.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr.



    - 25/01/2008
    Information de pharmacovigilance concernant la rosiglitazone (AVANDIA°)

    L'agence Européenne du Médicament, l'Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de santé ainsi que le centre Midi-Pyrénées de Pharmacovigilance, de Pharmacoépidémiologie, d'information sur le médicament souhaite vous informer des nouvelles contre-indications de la rosiglitazone (AVANDIA°) en association avec la metformine (AVANDAMET°) un hypoglycémiant majorant la sensibilité à l'insuline au niveau musculaire notamment.
    L'analyse des données disponibles de pharmacovigilance et des essais cliniques publiés, montre que les patients atteints de maladies cardiaques ischémiques ou de pathologie artérielle périphérique traités par rosiglitazone sont plus à risque de présenter des effets indésirables cardiaques ischémiques. C'est pourquoi, il est recommandé de ne plus prescrire de rosiglitazone aux patients présentant ces pathologies. De plus, une contre-indication chez les patients présentant un syndrome coronarien aigu (infarctus du myocarde ou aggravation de crise d'angine de poitrine) a été ajoutée en raison de l'insuffisance de données dans cette population de patients.

    Nous restons à votre disposition pour tout information complémentaire.

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr.



    - 08/01/2008
    Information de pharmacovigilance concernant le Piroxicam

    L'Agence Européenne du Médicament, l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé ainsi que le centre Midi-Pyrénées de Pharmacovigilance, de Pharmacoépidémiologie et d'Information sur le Médicament souhaite vous informer des modifications, des indications et contre-indication de l'AINS piroxicam. Ces modifications font suite à un bilan de pharmacovigilance ayant permis de préciser les effets indésirables cutanés et gastro-intestinaux de cet anti-inflammatoire non-stéroïdien. Les indications thérapeutiques du piroxicam sont désormais restreintes, cet AINS n'étant désormais plus indiqué dans les indications aigues suivantes : -poussée aigue des rhumatismes abarticulaires (par exemple bursites, tendinites).
    -affections aigues post-traumatiques de l'appareil locomoteur.
    -arthrites microcristallines.
    -arthroses (poussées aigues, douleurs aigues de l'arthrose).
    -radiculalgies.
    L'indication du piroxicam est donc désormais la suivante : "traitement symptomatique de l'arthrose, de la polyarthrite rhumatoïde ou la spondélarthrite ankylosante". Cet anti-inflammatoire non-stéroïdien ne doit pas être utilisé en première intention lorsqu'un AINS est indiqué.
    En raison du risque d'effet indésirable, la possibilité de recourir à un médicament protecteur de la muqueuse gastrique (misoprostol ou inhibiteur de la pompe à protons) doit être sérieusement envisagé, en particulier chez les patients âgés.
    Un certain nombre de contre-indications nouvelles ont été rajoutées : -antécédents d'ulcère, d'hémorragie ou de perforation gastro-intestinale. -patients présentant des antécédents de troubles gastro-intestinaux prédisposant à des troubles hémorragiques tels que rectocolite hémorragique, maladie de Crohn, cancers gastro-intestinaux ou diverticulite.
    -patients présentant un ucère peptique évolutif, un trouble gastro-intestinal inflammatoire ou une hémorragie gastro-intestinale.
    -utilisation concomitante d'autres AINS, y compris AINS sélectifs de la COX-2 et acide acétylsalicylique, à doses analgésiques.
    -utilisation concomitante d'anticoagulants.
    -antécédents de réactions médicamenteuses allergiques graves de tout type, en particulier réactions cutanées telles qu'érythème polymorphe, syndrome de Stevens-Johnson, nécrolyse épidermique toxique (syndrome de Lyell).
    -hypersensibilité à la substance active, antécédents de réaction cutanée (quelle qu'en soit la sévérité) au piroxicam, à d'autres AINS et autres médicaments.

    Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire.

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.

    Vous trouverez plus d'information sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr.



    - 18/12/2007
    Information de Pharmacovigilance concernant la Varénicline (CHAMPIX)

    L'agence Européenne du Médicament, l'Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de santé ainsi que le centre Midi-Pyrénées de Pharmacovigilance, de Pharmacoépidémiologie, d'information sur le médicament souhaitent vous informer sur le risque de survenue d'idées suicidaires ou de tentative de suicide sous varénicline (CHAMPIX) un agoniste partiel des récepteurs nicotinique commercialisé dans le sevrage tabagique. En effet, des observations de pharmacovigilance ont décrits des cas de trouble de l'humeur et des idées suicidaires voire, plus exceptionnellement, des tentatives de suicide avec ce médicament depuis sa commercialisation en février 2007. L'Agence Européenne du Médicament a conclu que la relation de causalité n'était pas établie formellement entre la prise de médicament et la survenue de ces syndormes psychiatriques. Il convient cependant d'être informé sur ce possible risque médicamenteux. L'Agence européenne rappelle la mise en place d'un plan de gestion des risques ainsi que d'un suivi national de pharmacovigilance avec ce médicament.

    Nous restons à votre disposition pour tout information complémentaire.

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 21/11/2007
    Information concernant des réactions allergiques graves "DRESS Syndrome" avec le ranélate de strontium (PROTELOS°)

    L'Agence Européenne du Médicament et l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé ainsi que les systèmes nationaux de pharmacovigilance viennent de mettre en évidence la survenue de réactions allergiques graves "DRESS Syndrome" avec le ranélate de strontium (PROTELOS°), médicament indiqué dans l'ostéoporose.

    Le DRESS Syndrome est une réaction allergique grave entraînant l'atteinte d'un ou plusieurs organes, notamment le foie et le rein. Treize de ces effets indésirables allergiques graves ont été rapportés en France chez des patients traités par ce médicament. Dans 2 cas, ces effets indésirables ont conduit au décès du patient. Les symptômes sont apparus dans les trois à six semaines après le début du médicament sous forme d'éruptions cutanées souvent accompagnées de fièvre, augmentation du volume des ganglions avec augmentation du nombre des globules blancs et symptômes associés pulmonaires, hépatiques ou rénaux.

    Dans la majorité des cas, l'évolution a été favorable à l'arrêt de ce médicament et après instauration d'une corticothérapie.

    Ainsi, il convient d'arrêter immédiatement et définitivement ce médicament en cas de survenue d'une éruption cutanée chez les patients recevant le PROTELOS°.

    Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire. Vous trouverez plus d'informations sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr.

    N'oubliez pas par ailleurs de déclarer au Centre Midi-Pyrénées de Pharmacovigilance, de Pharmacoépidémiologie et d'information sur le médicament les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice/risque des médicaments.



    - 06/11/2007
    Information concernant l'utilisation hors AMM des érythropoïétines chez les patients traités par une infection à VHC.

    Chers Confrères,

    l'Afssaps vient d'éditer un certain nombre d'informations relatives à l'utilisation (hors AMM) des érythropoïétines en cas d'anémie liée à l'administration de Ribavirine + Peg interféron chez les patients infectés par le VHC.
    Il existe peu de démonstrations d'un bénéfice de l'utilisation de l'érythropoïétine chez les patients infectés par le VHC.
    Comme dans les autres utilisations, l'utilisation des érythropoïétines est associée à un risque accru d'évènements thrombotiques, en particulier chez les patients présentant un terrain thrombogène. De rares cas d'érythroblastopénies avec présence d'anticorps neutralisants dirigés contre l'érythropoïétine ont également été rapportés. Par ailleurs, comme pour tous les facteurs de croissance, les agents érythropoïétiques sont susceptibles de stimuler la prolifération tumorale. Ainsi, les mises en garde et les modalités de surveillance des patients recevant une érythropoïétine dans le contexte de l'hépatite C peuvent être similaires à celles préconisées dans le cas de l'AMM en Cancérologie.
    En fonction de l'avis d'un groupe d'experts, l'Afssaps considère que l'utilisation des érythropoïétines chez les patients infectés par le VHC est une pratique hors AMM acceptable sous réserve de limiter strictement cette utilisation aux patients présentant un taux d'hémoglobine inférieur à 10 g/dl et d'assurer un suivi de sécurité particulier de ces patients.

    Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire. Vous trouverez plus d'informations sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr.

    N'oubliez pas par ailleurs de déclarer au Centre Midi-Pyrénées de Pharmacovigilance, de Pharmacoépidémiologie et d'information sur le médicament les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice/risque des médicaments.



    - 29/10/2007
    Information importante de Pharmacovigilance : utilisation de la bivalirudine (ANGIOX°) à une posologie inappropriée dans un registre européen

    Les agences européennes et françaises du médicament ainsi que le Centre Midi-Pyrénées de Pharmacovigilance, de Pharmacoépidémiologie et d’Informations sur le Médicament souhaitent attirer votre attention sur la nécessité de respecter strictement le schéma posologique concernant l’ANGIOX°, médicament anticoagulant chez les patients subissant une intervention coronaire percutanée.

    En effet, des données récentes issues d’un registre observationnel ont montré en Europe, qu’environ 35% des patients ont reçu un bolus unique ou un double bolus sans la perfusion intraveineuse secondaire recommandée. Cette pratique de sous-dosage a été associée à une augmentation des événements cardiaques majeurs.

    Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire.

    Vous trouverez plus d’informations sur le site www.bip31.fr et sur le site www.afssaps.sante.fr

    N’oubliez pas par ailleurs de déclarer au Centre Midi-Pyrénées de Pharmacovigilance les effets indésirables «graves » ou encore « inattendus » : ceci nous permettra d’approfondir à chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice/risque des médicaments.



    - 08/08/2007
    Information importante de Pharmacovigilance concernant le KENACORT RETARD®

    Des cas graves d'endophtalmie, d'inflammation oculaire, d'augmentation de la pression intraoculaire et de troubles visuels incluant des cas de cécité ont été rapportés à la suite d'administrations intravitréennes de KENACORT RETARD® 40 mg/1 ml et 80 mg /2 ml (suspensions injectables d'acétonide de triamcinolone) au cours d'utilisations hors AMM. La plupart de ces cas ont nécessité une prise en charge thérapeutique ou chirurgicale.

    A ce jour, aucune étude n'a évalué les effets indésirables de l'administration de KENACORT RETARD® par injection sous-conjonctivale, sous-ténonienne, rétrobulbaire ou intraoculaire (voie intravitréenne).

    Seules les voies intramusculaire, intralésionnelle et intra-articulaire disposent d'une autorisation de mise sur le marché.

    Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire.

    Vous trouverez plus d'informations sur le site http://www.bip31.fret http://afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 08/08/2007
    Information importante de Pharmacovigilance concernant le KALETRA®

    Nous avons été informés d'un surdosage accidentel d'issue fatale chez un bébé ayant reçu une quantité très importante de KALETRA® (lopinavir / ritonavir) solution buvable.

    En accord avec l'Agence Européenne du Médicament (EMEA) et l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé, nous souhaitons vous rappeler que :

    • KALETRA®, solution buvable, est contre-indiqué chez l'enfant de moins de deux ans,
    • KALETRA®, solution buvable, est fortement dosé et contient 80 mg de lopinavir et 20 mg de ritonavir par ml (et non par flacon),
    • Les posologies pédiatriques sont calculées en fonction de la surface corporelle. Un enfant doit recevoir moins de 5 ml de solution buvable par prise, sauf en cas d'administration concomitante de névirapine ou d'éfavirenz.
    • Il convient d'être particulièrement attentif au calcul précis de la dose à administrer, au libellé de la prescription et à la diffusion des informations et des instructions posologiques afin de minimiser le risque d'erreur lors de l'administration du médicament. Le prescripteur doit se reporter à la rubrique "Posologie et mode d'administration" du Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) pour les recommandations posologiques chez l'enfant.

    Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire.

    Vous trouverez plus d'informations sur le site http://www.bip31.fret http://afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 06/07/2007
    Information importante de Pharmacovigilance : risque d'effet indésirable grave dû à la diffusion de la toxine botulinique

    En accord avec l'Agence Européenne du Médicament et l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS), le Centre Midi-Pyrénées de Pharmacovigilance, de Pharmacoépidémiologie et d'Informations sur le Médicament veut vous informer du risque d'effet indésirable grave dû à la diffusion de la toxine botulinique (BOTOX®, DYSPORT®, NEUROBLOC®, VISTABEL®).

    Ces effets indésirables à distance du site d'injection correspondent notamment à des cas de faiblesse musculaire excessive, de dysphagie, de pneumopathie d'inhalation. Ces effets, très rares, justifient une information auprès des patients et de leur entourage ainsi que la nécessité d'une prise en charge médicale immédiate en cas d'apparition de troubles de la déglutition, du langage ou de troubles respiratoires.

    Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire.

    Vous trouverez plus d'informations sur le site http://www.bip31.fret http://afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 02/07/2007
    Information importante de Pharmacovigilance concernant le piroxicam

    L'Agence Européenne du Médicament a réévalué le rapport bénéfice-risque du piroxicam (FELDENE®, BREXIN®, CYCLADOL®, PIROXICAM®, …), un anti-inflammatoire non stéroïdien, de la famille des oxicams, connu pour déterminer un risque d'effet indésirable digestif et cutané plus important qu'avec les autres AINS.

    L'Agence Européenne du Médicament rappelle que :

        -   Le piroxicam est réservé au traitement symptomatique de l'arthrose, la polyarthrite rhumatoïde, et la spondylarthrite ankylosante. Dans ces indications, ce médicament n'est pas un médicament de première intention. Il doit être administré à la dose la plus faible et pour la durée la plus courte possible.
        -   La prescription doit être instaurée par un médecin ayant l'expérience de la prise en charge des patients atteints de pathologies rhumatismales dégénératives ou inflammatoires et le traitement doit être reconsidéré au bout de 14 jours.
        -   Il convient d'envisager la prescription de piroxicam avec un médicament gastroprotecteur.
        -   Ce médicament reste contre-indiqué chez les patients ayant des antécédents de saignements gastro-intestinaux ou de réaction cutanée avec tout autre médicament. Il ne doit pas être prescrit également avec un autre AINS ou un anticoagulant.

    Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire.

    Vous trouverez plus d'informations sur le site http://www.bip31.fret http://afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 12/06/2007
    Information importante de Pharmacovigilance concernant le fondaparinux ARIXTRA®

    Une enquête récente de Pharmacovigilance a conduit à l'analyse des complications hémorragiques graves observées avec ce médicament héparinoïde. 122 accidents hémorragiques ont été rapportés au Réseau des CRPVs sur la période allant du 01/01/2005 au 31/01/2007. Ces effets indésirables hémorragiques surviennent en particulier chez les patients âgés de plus de 75 ans et/ou chez les sujets insuffisants rénaux. Dans un tiers des cas, il s'agit d'une utilisation hors AMM, notamment dans le traitement des thromboses veineuses superficielles, des thrombopénies induites par l'héparine ou encore de troubles du rythme cardiaque (essentiellement fibrillation auriculaire).

    Ainsi, l'AFSSAPS rappelle les seules indications approuvées du fondaparinux et rappelle la nécessité de respecter strictement les règles de bon usage de ce médicament, notamment chez le sujet âgé et/ou de faible poids corporel et/ou insuffisant rénal. L'insuffisance rénale sévère est une contre-indication formelle à l'utilisation de ce médicament si la clairance de la créatinine est inférieure à 20 ml/mn pour la forme préventive ou à 30 ml/mn pour la forme curative.

    Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire.

    Vous trouverez plus d'informations sur le site http://www.bip31.fret http://afssaps.sante.fr

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 07/06/2007
    Information importante de Pharmacovigilance concernant le VIRACEPT®

    L'AFSSAPS a été informée par les Laboratoires Roche d'une contamination par une impureté chimique (ester d'éthyl de l'acide méthanesulfonique, connu pour être génotoxique) lors de la production de nelfinavir VIRACEPT®, médicament antirétroviral indiqué dans le sida chez les adultes et les enfants âgés de plus de 3 ans.

    En conséquence, en accord avec l'Agence Européenne du Médicament, tous les lots concernés par ce défaut de fabrication sont retirés du marché dès aujourd'hui.

    Il n'y a pas de risque immédiat et les conséquences potentielles d'une exposition à moyen et long terme sont en cours d'évaluation.

    En pratique, l'AFSSAPS recommande aux patients traités par VIRACEPT® de consulter leur médecin pour modifier leur traitement et de rapporter à leur pharmacien les boîtes de médicaments en leur possession.

    Pour toute information complémentaire, consultez le site http://afssaps.sante.fr



    - 18/05/2007
    Information importante de Pharmacovigilance concernant la tianeptine STABLON®

    En accord avec l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé, le Centre Midi-Pyrénées d'Evaluation et d'Informations sur les Pharmacodépendances (CEIP), souhaite vous rappeler le risque de pharmacodépendance sous l'antidépresseur tianeptine STABLON®.

    A la suite d'un travail du réseau des CEIPs en collaboration avec la firme, 141 cas d'abus et de pharmacodépendance ont été colligés entre 1989 et 2004 avec ce médicament, principalement chez des sujets de moins de 50 ans et ayant des antécédents de conduite addictive (alcool, tabac, benzodiazépines, héroïne). L'arrêt du médicament s'avère souvent difficile en raison de l'apparition possible d'un syndrome de sevrage. La fréquence de ces cas d'abus et de pharmacodépendance a été estimée entre 1 et 3 pour 1000 patients traités.

    En conséquence, le RCP et la notice du STABLON® ont été modifiés (voir www.afssaps.sante.fr).

    N'oubliez pas de déclarer tous cas d'abus graves ou de pharmacodépendance grave au CEIP.



    - 30/03/2007
    Information importante de Pharmacovigilance concernant télithromycine KETEK®

    Avec les Agences européennes et françaises du Médicament, le Centre Midi-Pyrénées de Pharmacovigilance, de Pharmacoépidémiologie et d'Informations sur le Médicament veut vous informer sur les modifications des conditions d'utilisation de la télithromycine KETEK®.

    La survenue de certains effets indésirables (atteintes hépatiques, aggravation de myasthénies pouvant mettre en jeu le pronostic vital, pertes de connaissance transitoires et troubles visuels) a conduit à la restriction des indications de ce macrolide, dérivé semi-synthétique de l'érythromycine A.

    Ainsi, cet antibiotique est réservé au traitement des exacerbations aigues des bronchites chroniques, des sinusites aigues et des angines / pharyngites lorsque ces infections sont documentées ou suspectées à bactérie résistante aux bêtalactamines et/ou macrolides. La télithromycine est désormais contre-indiquée chez les patients atteints de myasthénies. Elle reste indiquée dans le traitement des pneumopathies communautaires de gravité légère à modérée.

    Par ailleurs, il est recommandé de prendre préférentiellement le KETEK® à l'heure du coucher afin de réduire les conséquences éventuelles des troubles visuels ou d'une perte de connaissance.

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 30/03/2007
    Information importante de Pharmacovigilance concernant le linézolide ZYVOXID®

    Chers Confrères,

    En accord avec l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé, le Centre Midi-Pyrénées de Pharmacovigilance, de Pharmacoépidémiologie et d'Informations sur le Médicament souhaite vous informer des résultats d'une étude clinique avec tirage au sort, en ouvert, menée chez des patients atteints de pathologies graves, présentant une septicémie à gram positif sur cathéter. Cette étude de phase III, conduite chez 726 patients âgés de 13 ans et plus, présentant des septicémies sur cathéter central à gram positif considérées comme un sous-groupe des infections compliquées de la peau et des tissus mous, a comparé 600 mg de linézolide par voie intraveineuse ou orale toutes les 12 heures, à 1 g de vancomycine par voie intraveineuse toutes les 12 heures. Dans cette étude, un nombre plus élevé de décès au cours des 84 jours suivant la première prise du médicament a été observé chez les patients sous linézolide (21,5%) par rapport à ceux traités par la vancomycine (ou encore selon les modalités, par la dicloxacilline ou l'oxacilline) (16,0%). Ce déséquilibre était plus important pendant le traitement et dans les 7 jours suivant l'arrêt, avec 43 décès sur 363 (12%) patients sous linézolide versus 22 décès sur 363 (6%) patients dans le bras comparateur. A partir du 8ème jour suivant l'arrêt du médicament, les taux de mortalité étaient similaires dans les deux bras.

    Le facteur principal pouvant expliquer le déséquilibre des taux de mortalité entre les deux sous-groupes était le statut de l'infection à gram positif à l'état initial. Les taux de mortalité étaient significativement plus élevés dans le bras linézolide que dans le bras comparateur chez les patients porteurs soit d'un autre pathogène, soit sans aucun pathogène identifié à l'état initial (OR=2,48, IC=95% [1,38-4,46]). Dans le bras linézolide, un nombre plus élevé de patients a développé des infections à gram négatif en cours d'étude et est décédé d'infections à gram négatif ou polymicrobiennes.

    Ainsi, ce travail rappelle que le linézolide n'est pas actif sur les germes à gram négatif. Le RCP a été modifié, en indiquant que "le linézolide doit être utilisé dans le traitement des infections compliquées de la peau et des tissus mous uniquement lorsque l'infection a été microbiologiquement documentée à bactérie gram positif sensible. De plus, en cas d'infection bactérienne à gram positif compliquée de la peau et des tissus mous associée à une infection à gram négatif documentée ou suspectée, le linézolide ne doit être utilisé qu'en l'absence d'alternatives thérapeutiques. Dans de telles circonstances, un traitement couvrant les germes à gram négatif doit être initié de façon concomitante".

    Par ailleurs, "le linézolide est indiqué dans le traitement des pneumopathies nosocomiales et communautaires lorsqu'elles sont documentées ou suspectées à bactérie gram positif sensible. Un traitement spécifique des germes à gram négatif doit être initié de façon concomitante si un germe à gram négatif est documenté ou suspecté".

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 29/03/2007
    Information Importante de Pharmacovigilance sur le risque d'insuffisance cardiaque congestive et dysfonctionnement ventriculaire gauche chez les patients traités par imatinib GLIVEC®

    Les Autorités Européennes et Françaises chargées de l'évaluation du médicament et le Centre Midi-Pyrénées de Pharmacovigilance, de Pharmacoépidémiologie et d'Informations sur le Médicament, veulent vous informer à nouveau sur le risque d'insuffisance cardiaque sous imatinib GLIVEC®.

    L'imatinib est un inhibiteur de la protéine-tyrosine kinase induisant une apoptose dans les lignées cellulaires BCRL-ABl positives ainsi que dans les cellules leucémiques fraîches de patients atteints de LMC ou de LAL chromosome Philadelphie positive. L'imatinib est également un inhibiteur des tyrosines kinases du récepteur PDGF.

    Un article publié en Août 2006 dans la revue Nature Medicine a rapporté que 10 patients traités par l'imatinib ont développé une insuffisance cardiaque sévère et un dysfonctionnement ventriculaire gauche. La plupart d'entre eux présentaient des pathologies concomitantes (hypertension artérielle, diabète, coronaropathies, …). Chez l'animal, des anomalies similaires ont été rapportées et le mécanisme de cet effet peut être lié à l'effet pro-apoptotique du médicament.

    Dans les essais cliniques, la fréquence de l'insuffisance cardiaque est en accord avec le libellé actuel du RCP, c'est à dire "peu fréquente" (ce qui signifie entre 1% et 1‰). Comme plus haut, cet effet indésirable a été rapporté chez des patients présentant des antécédents cardiovasculaires ou encore un âge avancé.

    Ainsi, le RCP européen a été renforcé, en indiquant que "les patients présentant des pathologies cardiaques ou des facteurs de risques de survenue d'insuffisance cardiaque, devront être étroitement surveillés, et tout patient présentant des signes ou des symptômes évocateurs d'une insuffisance cardiaque doit faire l'objet d'une évaluation et être traité".

    N'oubliez-pas par ailleurs de déclarer au Centre Régional de Pharmacovigilance les effets indésirables "graves" ou encore "inattendus" : ceci nous permettra d'approfondir chaque jour, avec vous, pour nos malades, le rapport bénéfice-risque des médicaments.



    - 06/03/2007
    Information importante de Pharmacovigilance concernant le risque de polyradiculonévrite inflammatoire sous éfalizumab RAPTIVA®

    Le Service de Pharmacologie Clinique et le Centre Midi-Pyrénées de Pharmacovigilance, de Pharmacoépidémiologie et d'Informations sur le Médicament veulent vous informer du risque de survenue de polyradiculonévrite inflammatoire sous éfalizumab RAPTIVA®, un anticorps monoclonal humanisé recombinant, se liant spécifiquement à la sous-unité CD1A de l'antigène 1 associé à la fonction lymphocytaire, protéine de surface des leucocytes.

    Ce médicament qui interfère avec l'adhésion des lymphocytes T aux autres types de cellules est un immunosuppresseur sélectif indiqué chez les patients adultes dans le psoriasis en plaques, modéré à sévère chronique, qui n'ont pas répondu auparavant aux autres médicaments.

    Des cas isolés de neuropathies périphériques ont été rapportés avec ce médicament. Fin 2006, un total de trois cas de syndromes de Guillain et Barré ou de symptômes associés (syndrome de Miller-Fisher) et deux cas de myélites transverses ont été rapportés au niveau mondial. Dans tous les cas, les patients ont guéri après l'arrêt du médicament. Ainsi, le nombre de cas notifiés plaide en faveur d'une association entre l'administration de ce médicament et la survenue de polyradiculonévrite inflammatoire. Ces notions ont été incluses dans le résumé des caractéristiques du produit.

    Ainsi, en cas de survenue de troubles neurologiques chez un patient traité par éfalizumab RAPTIVA®, il convient de s'interroger sur la possibilité de survenue de ce type d'effets indésirables.

    Cette notion de Pharmacovigilance ne remet pas en cause le rapport bénéfice-risque favorable de ce médicament.

    Nous restons à votre disposition pour toute autre information complémentaire.

    N'oubliez pas de nous déclarer les effets indésirables médicamenteux "graves" ou encore "inattendus".



    - 19/02/2007
    Information importante de Pharmacovigilance : Retrait de l'AMM de la chlorproéthazine NEURIPLEGE® crème

    Le Service de Pharmacologie Clinique et le Centre Midi-Pyrénées de Pharmacovigilance, de Pharmacoépidémiologie et d'Information sur le Médicament vous informe du retrait de l'AMM à partir du 19 février 2007 de la chlorproéthazine NEURIPLEGE® crème. Ce médicament, dérivé des anti-histaminiques H1 et des neuroleptiques, était indiqué dans le traitement local d'appoint des douleurs musculaires et tendino-ligamentaires depuis 1963.

    Deux enquêtes nationales de Pharmacovigilance ont mis en évidence des effets indésirables cutanés graves (eczéma de contact, photosensibilisation) liés à ce médicament.

    L'AFSSAPS a considéré que le rapport bénéfice-risque de ce médicament n'était plus suffisant pour justifier le risque d'effet indésirable cutané rare mais grave.

    Nous restons à votre disposition pour toute autre information complémentaire. N'oubliez pas de nous déclarer les effets indésirables graves ou inattendus.



    - 07/02/2007
    Information importante de Pharmacovigilance

    Au cours de l'année 2006, des données de Pharmacovigilance ont suggéré un lien entre les produits de contraste, à base de sels de gadolinium, utilisés en IRM, et la survenue de Fibrose Systémique Néphrogénique (FSN), maladie rare et parfois d'issue fatale, survenant chez des patients atteints d'insuffisance rénale.

    A ce jour, plus d'une centaine de cas de FSN ont été rapportés à la Pharmacovigilance au niveau mondial, avec l'ensemble des produits de contraste à base de sels de gadolinium, dont la majorité avec OMNISCAN®.

    L'Agence Européenne a donc émis les recommandations suivantes :

    - Ne pas utiliser OMNISCAN® chez les patients en insuffisance rénale sévère, chez les patients ayant eu ou qui vont avoir une transplantation hépatique.
    - Du fait de l'immaturité de la fonction rénale, OMNISCAN® ne doit être utilisé chez le nouveau-né ou chez le nourrisson qu'après évaluation du rapport bénéfice-risque.
    - Une prudence particulière est recommandée chez le patient insuffisant rénal sévère avec les autres produits de contraste à base de gadolinium.

    Pour plus d'informations, consultez le site internet de l'AFSSAPS : http://afssaps.sante.fr/

    N'oubliez pas de nous déclarer les effets indésirables graves ou inattendus.



    - 23/01/2007
    Information Importante de Pharmacovigilance concernant le risque d'allongement de l'intervalle QT et de torsade de pointe sous METHADONE®

    Plusieurs travaux de Pharmacovigilance et de Pharmacoépidémiologie ont mis en évidence la possibilité de survenue de torsades de pointe et d'allongement de l'intervalle QT sous chlorhydrate de méthadone, un agoniste opiacé utilisé dans les traitements de substitution chez les sujets pharmacodépendants.

    Le plus souvent, cet effet indésirable survient chez des patients recevant une posologie élevée (supérieure à 120 mg par jour), ou présentant des facteurs de risque d'allongement de l'intervalle QT.

    Ainsi, apparaissent de nouvelles contre-indications et interactions médicamenteuses :

    • l'association au sultopride est désormais contre-indiquée
    • l'association avec les médicaments pouvant allonger l'intervalle QT (et pouvant déterminer des troubles du rythme ventriculaire, notamment des torsades de pointe) est désormais déconseillée (anti-arythmique de la classe 1A (quinidine et dérivés) et de la classe 3 (amiodarone, sotalol et apparentés), certains neuroleptiques, certains antiparasitaires (halofantrine, luméfantrine, pentanidine) mais aussi bépridil, cisapride, diphémanil, érythromycine intraveineux, mizolastine, moxifloxacine)...
    • Il convient également de surveiller (précaution d'emploi) les patients recevant des bêtabloquants pour insuffisance cardiaque, de la cimétidine, de la fluvoxamine ou des médicaments bradycardisants ou hypokaliémiants.

    L'ensemble de ces informations peut être retrouvé sur le site internet www.afssaps.sante.fr

    N'oubliez pas de nous déclarer les effets indésirables graves ou inattendus.



    - 17/11/2006
    Information importante de Pharmacovigilance sur le FONZYLANE®

    A la suite de plusieurs enquêtes de Pharmacovigilance et Toxicovigilance, l'AFSSAPS a décidé du retrait de l'autorisation de mise sur le marché de la forme 300 mg voie orale du buflomédil FONZYLANE® et à des modifications importantes du RCP des formes injectables et orales.

    En effet, au cours de ces deux enquêtes concernant ce médicament vasodilatateur périphérique, des effets indésirables graves neurologiques (myoclonies, convulsions, états de mal épileptique) et cardiovasculaires (hypotension artérielle, troubles du rythme, arrêts cardiaques) ont été mis en évidence. Ces cas surviennent généralement lors de surdosages ou dans un contexte de mésusage de ce médicament qui possède une marge thérapeutique étroite (non respect des indications, contre-indications, absence d'adaptations posologiques chez le sujet âgé et l'insuffisant rénal) mais aussi en cas d'intoxication volontaire ou accidentelle. La plupart de ces intoxications volontaires sont survenues avec le dosage de 300 mg.

    Ainsi, pour la forme orale, l'AFSSAPS a décidé du retrait de l'autorisation de mise sur le marché du dosage 300 mg comprimé, du maintien du dosage 150 mg dans la seule indication du "traitement symptomatique de la claudication intermittente des artériopathies chroniques oblitérantes des membres inférieurs (au stade II)", de la suppression de l'indication "amélioration du phénomène de Raynaud" et d'une meilleure information dans le RCP avec notamment la contre-indication dans l'insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine inférieure à 30 ml/mn), la nécessité d'une adaptation posologique dans l'insuffisance rénale légère à modérée, la nécessité de contrôler la fonction rénale (avant et régulièrement pendant le traitement).

    Pour les formes injectables (50 mg par 5 ml et perfusions à 400 mg pour 120 ml à usage hospitalier), l'AFSSAPS a décidé du maintien de leur autorisation de mise sur le marché dans leur indication actuelle du "traitement de l'ischémie chronique sévère des membres inférieurs chez les patients ayant un risque d'amputation et chez lesquels la revascularisation par chirurgie ou angioplastie a échoué, n'est pas réalisable ou n'est pas indiquée après confrontation médico-radiochirurgicale", ainsi qu'un renforcement du résumé des caractéristiques du produit avec les mêmes précautions d'emploi en cas d'altération de la fonction rénale et les formes orales.

    Vous trouverez plus d'informations sur le site www.afssaps.sante.fr

    N'hésitez pas à interroger le CRPV de Toulouse ou à déclarer les effets indésirables graves ou inattendus.



    - 30/10/2006
    Note importante de Pharmacovigilance sur les effets indésirables cardiovasculaires des AINS classiques : Attention !

    L'Agence Européenne du Médicament (EMEA) a procédé à la réévaluation des données issues des essais cliniques et des études de Pharmacoépidémiologie concernant les effets indésirables des anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS) classiques. L'EMEA a confirmé l'association de ces médicaments à une élévation (faible mais démontrée) du risque de thrombose artérielle (infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral). Ces données ne remettent pas en cause le rapport favorable bénéfice-risque de ces AINS classiques. A cette occasion, l'AFSSAPS rappelle les règles de bon usage des AINS, et notamment :


           -   Utilisation à la dose minimale efficace pendant la durée la plus courte possible,
          -   Choix de l'AINS en tenant compte des effets indésirables mais également des facteurs de risques individuels du patient,
          -   Pas de substitution d'un AINS par un autre, sans prise en considération des profils de sécurité de chacun des médicaments et des facteurs de risques individuels du patient.



    - 09/10/2006
    Information importante de Pharmacovigilance concernant les substituts nicotiniques et la femme enceinte

    Une étude récente a suggéré la possibilité d'une augmentation du risque de malformation fœtale lors de l'utilisation de substituts nicotiniques pendant la grossesse. Ces données ont conduit l'AFSSAPS à réévaluer le rapport bénéfice / risque des substituts nicotiniques chez la femme enceinte.

    Finalement, l'analyse complète de l'AFSSAPS conclut qu'aucun élément valide ne démontre formellement une réelle augmentation du risque malformatif imputable aux substituts nicotiniques.

    Dans l'attente d'une évaluation complémentaire, l'AFSSAPS indique donc que le recours aux substituts nicotiniques reste l'attitude la plus sûre en cas d'échec des méthodes non médicamenteuses.

    Pour plus d'informations : http://afssaps.sante.fr/htm/10/grossess/sommaire_tsn.htm



    - 19/09/2006
    Information importante de pharmacovigilance concernant le bosentan TRACLEER ®

    Le bosentan TRACLEER® est un antagoniste des deux sous-types des récepteurs à l'endothéline (ETa et ETb) qui diminuent les résistances vasculaires à la fois systémiques et pulmonaires et augmentent ainsi le débit cardiaque sans modifier de façon significative la fréquence cardiaque. Ce médicament est commercialisé dans le traitement de l'hypertension artérielle pulmonaire primitive ou encore associé à une sclérodermie sans pathologie interstitielle significative associée.

    Le suivi de Pharmacovigilance de ce médicament a mis en évidence de rares cas de cirrhoses hépatiques et d'insuffisances hépatiques survenant généralement au cours des vingt six premières semaines d'utilisation de ce médicament, mais également, parfois, plus tardivement, chez des patients présentant de multiples facteurs associés de comorbidités et polymédicamentés. Il convient donc de renforcer la surveillance des fonctions hépatiques pendant toute la durée de prescription du bosentan : il convient de surveiller les aminotransférases hépatiques sériques avant l'instauration du médicament puis tous les mois pendant toute la durée du traitement. De plus, un dosage sérique de ces enzymes doit être réalisé deux semaines après toute augmentation de la posologie.

    En pratique, si le taux de ces enzymes est supérieur à 8N, il convient d'arrêter le médicament et de ne pas réintroduire le bosentan. Si celui-ci est compris entre 5 et 8N, il faut confirmer l'anomalie par un autre bilan hépatique et si l'augmentation se confirme, arrêter le médicament et recontrôler les aminotransférases au moins toutes les deux semaines. Si les taux des transaminases reviennent à leur valeur de base, la réintroduction du bosentan pourra s'envisager si le bénéfice potentiel prévaut sur le risque encouru. Pour des valeurs de transaminases compris entre 3 et 5N, il convient de confirmer l'anomalie par un autre bilan hépatique et si l'augmentation se confirme, de réduire la posologie quotidienne ou d'arrêter le médicament et de recontrôler les aminotransférases au moins toutes les deux semaines. Comme précédemment, si les taux reviennent à leur valeur de base, la poursuite ou la réintroduction du bosentan pourra s'envisager selon les modalités discutées ci-dessus.

    Pour plus d'informations, consultez le Centre Régional de Pharmacovigilance au 05 61 25 51 12 ou encore le site de l'AFSSAPS (www.afssaps.sante.fr). N'oubliez pas de nous déclarer tous les effets indésirables "graves" ou "inattendus" que vous pourrez observer.



    - 15/06/2006
    Information importante de pharmacovigilance concernant l’infliximab ( REMICADE ® )

    En accord avec l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé, le CRPV de Toulouse vous informe de la mise en évidence de cas de lymphomes T hépatospléniques chez des adolescents et des jeunes adultes traités par infliximab (REMICADE®) pour maladie de Crohn. 6 cas de lymphome T hépastosplénique ont été rapportés chez des patients souffrant de maladie de Crohn et traités par cet anti-TNF alfa. 5 d’entre eux concernent des patients âgés de 12 à 18 ans (à ce jour, l’utilisation de l’infliximab chez les patients de moins de 18 ans n’est pas autorisé en Europe).

    Ainsi, le risque de développer un tel lymphome T hépatosplénique chez des patients traités par infliximab ne peut être exclu. Cependant, bien évidement, le rapport bénéfice-risque du REMICADE® demeure positif dans la maladie de Crohn chez l’adulte et dans les autres indications autorisées.

    Nous tenions à vous informer de ce nouvel effet indésirable. N’oubliez pas de nous déclarer tous les effets graves ou inattendus que vous pourrez observer avec ce médicament.



    - 31/03/2006
    Desmopressine par voie endonasale ( MINIRIN ® )

    Le Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de Pharmacoépidémiologie et d'Informations sur le Médicament souhaite vous informer de la suppression de l'indication "énurésie nocturne isolée" pour MINIRIN ® spray 10 µg/dose et MINIRIN ® 0,1 mg/ml en raison d'un bénéfice risque défavorable (survenue de cas d'intoxications par l'eau) des formes endonasales de ce médicament. Aucun nouveau traitement dans l'énurésie nocturne isolée ne pourra être initié avec les formes endonasales de desmopressine, à partir de ce jour. La forme orale reste bien évidemment disponible dans l'énurésie nocturne isolée.

    Les patients traités actuellement par une des deux formes endonasales peuvent poursuivre leur traitement jusqu'à la fin de la période des trois mois recommandée par l'AMM. Après ces trois mois, après une fenêtre thérapeutique d'au moins une semaine, si la poursuite du traitement est jugée nécessaire, la forme orale devra prendre le relais.

    Les formes endonasales restent cependant indiquées dans le diabète insipide d'origine centrale pitresso-sensible et pour tester le pouvoir de concentration du rein.

    Les indications des formes orales restent inchangées : énurésie nocturne isolée, diabète insipide, nycturie associés à une polyurie chez l'adulte de moins de 65 ans.

    Vous trouverez plus d'informations sur le site de l'AFSSAPS : http://afssaps.sante.fr



    - 28/03/2006
    Renforcement des mises en garde et précautions d'emploi du tacrolimus topique ( PROTOPIC ® )

    Les Agences Européennes et Françaises du Médicament viennent d'informer du renforcement des mises en garde et précautions d'emploi du tacrolimus topique commercialisé sous le nom de PROTOPIC ® dans "la dermatite atopique modérée à sévère de l'adulte en cas de réponse inadéquate ou d'intolérance aux traitements conventionnels et dans le traitement de la dermatite atopique modérée à sévère de l'enfant de deux ans et plus qui n'a pas répondu de façon adéquate aux traitements conventionnels".

    Désormais, ce médicament est clairement indiqué comme médicament de deuxième intention, en cas de réponse inadéquate ou d'intolérance aux traitements dermocorticoïdes.

    Ces faits sont justifiés par la notification de cas de cancers cutanés et de lymphomes chez des patients traités par ce médicament immunosuppresseur à action locale. Selon les Agences, l'analyse des données ne permet cependant pas de conclure formellement à la responsabilité du tacrolimus dans la survenue des cas de cancers et/ou de lymphomes.

    Un suivi national de PharmacoVigilance est mis en place à l'initiative de l'AFSSAPS. L'Agence recommande l'utilisation précautionneuse de ce médicament.



    - 27/03/2006
    Paroxétine et grossesse

    Une modification de la rubrique « Grossesse » du RCP de la paroxétine ( DEROXAT ® ) et une lettre aux prescripteurs du laboratoire GSK concernant paroxétine et femme enceinte sont diffusés sur le site de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé :
    http://afssaps.sante.fr/htm/10/filltrpsc/lp060304.pdf
    Ces informations concernent une légère augmentation du risque de malformation cardiovasculaire (inférieur à 2%) en cas d’exposition à la paroxétine au premier trimestre de grossesse. Ces données conduisent à réévaluer le rapport bénéfice/risque lors de l’instauration d’un traitement par paroxétine à une femme enceinte. Toute interruption brutale du traitement doit cependant être évitée et chaque cas doit être envisagé en fonction du contexte clinique.



    - 15/03/2006
    Cas d'oedèmes maculaires chez des patients traités par rosiglitazone

    Le Centre Midi-Pyrénées de PharmacoVigilance, de Pharmacoépidémiologie et d'Informations sur le Médicament souhaite porter à votre connaissance le risque d'oedème maculaire associé à la rosiglitazone ( commercialisée seule sous le nom d'AVANDIA ® ou en association avec la metformine sous le nom d'AVANDAMET ® ). La rosiglitazone est un médicament hypoglycémiant oral, appartenant à la famille des thiazolidinediones agissant en majorant la sensibilité à l'insuline, au niveau musculaire notamment.

    Vingt huit cas de survenues ou d'aggravations d'oedèmes maculaires chez des patients recevant de la rosiglitazone ont été reçus. Dans la majorité des cas, des oedèmes périphériques étaient associés. Dans la moitié des cas environ, l'oedème maculaire s'est développé dans les 6 mois suivant l'instauration de la rosiglitazone.

    Dans la majorité des cas, les patients présentaient des facteurs de risques pour développer un oedème maculaire : hypertension artérielle, atteinte cardiovasculaire ou rénale, rétinopathie ou grande ancienneté du diabète. Dans certains cas, l'oedème maculaire a disparu ou a été amélioré après l'arrêt du médicament.

    Vous pourrez trouver plus d'informations sur le site de l'AFSSAPS : www.afssaps.sante.fr



    - 10/03/2006
    Effets indésirables rénaux du ténofovir

    L'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé rappelle ce jour le risque d'effets indésirables rénaux (insuffisance rénale, insuffisance rénale aigue, tubulopathie, y compris syndrome de Fancony, diabète insipide néphrogénique) chez les patients traités par ténofovir VIREAD ® (ou encore l'association fixe ténofovir + emtricitabine TRUVADA ®).

    En effet, ce type d'effet indésirable a continué à être déclaré chez des patients dont la clairance de la créatinine n'avait pas été établie à l'initiation du traitement, ainsi que chez des patients présentant une insuffisance rénale et pour lesquels l'intervalle entre les administrations n'a pas été adapté comme indiqué dans le RCP.

    Ce communiqué de l'AFSSAPS (http://afssaps.sante.fr) rappelle les conditions de prescriptions de ce médicament comme il est indiqué dans le Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP).



    - 14/02/2006
    Retrait du Marché du MELAGATRAN® et de l'EXANTA®

    La firme fabricante vient d'informer du retrait du marché des inhibiteurs directs de la thrombine Mélagatran, mélagatran®, ximélagatran, Exanta® en raison de la survenue d'effets indésirables hépatiques lors d'un essai clinique s'associant à une utilisation prolongée de ces médicaments. Il s'agit d'une hépatite grave d'installation rapide survenant 3 semaines après l'arrêt du médicament, fait non observé jusqu'à présent. On savait déjà que ces médicaments peuvent provoquer une augmentation de l'activité sérique transaminase, ce qui explique la contre-indication portée dans le RCP si cette activité est supérieure à 2N.

    En conséquence, il convient d'arrêter ce médicament et d'envisager si nécessaire la substitution par un autre anticoagulant en tenant compte du contexte individuel.

    Si le relais vers un autre médicament anticoagulant est considéré comme approprié il convient :
    - en cas de relais par héparine/HBPM de débuter l'héparine ou l'HBPM 12h après la dernière prise d'Exanta ;
    - en cas de relais par AVK débuter simultanément l'héparine/HBPM et les AVK 12h après la dernière prise d'Exanta. Continuer l'héparine/HBPM jusqu'à ce que le niveau requis de l'INR soit atteint.



    - 16/01/2006
    Risques liés à l’achat de médicaments sur Internet

    L’achat d’un médicament, normalement obtenu sur prescription médicale, par l’intermédiaire d’Internet pose de nombreux problèmes :
         - risque de mauvais usage : médicament non adapté à la pathologie, possibilités d’interactions médicamenteuses graves avec les autres médicaments co-prescrits, utilisation à posologie inadaptée…
         - mauvaise qualité pharmaceutique du produit acheté : les conditions de fabrication, de conservation de ces médicaments ne peuvent être garanties.
         - risque de contrefaçons : ce danger concerne les produits issus de tous les pays, c’est-à-dire Afrique, Moyen Orient ou Amérique du Sud, mais aussi Europe ou Etats-Unis d’Amérique.
         - Absence d’efficacité et risques d’effets indésirables : certains produits retrouvés sur Internet (DHEA, mélatonine…) n’ont pas été évalués correctement, tant dans leur efficacité que dans leurs risques, comme doit l’être tout médicament.
    Les professionnels de santé doivent informer leurs patients de ces insuffisances et dangers, en leur précisant bien la différence entre automédication (achat d’un médicament sûr et bien évalué en pharmacie) et recours à Internet.
    Pour en savoir plus : www.afssaps.sante.fr




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